_Décembre 2009_
Nous, la voix unie du peuple, communautés et organisations de Birmanie et d’ailleurs dans le monde, réaffirmons avec force la nécessité d'une véritable réconciliation politique avant les élections de 2010 et nous demandons à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates pour assurer un changement démocratique viable pour la Birmanie. Le peuple de Birmanie est en droit d'avoir un véritable choix et la communauté internationale a l'obligation de veiller à ce que les gens bénéficient de ce choix...
...Avant les élections, nous demandons à la communauté internationale d'insister pour que le régime remplisse les critères essentiels suivants, afin d'apporter la paix et la stabilité en Birmanie, à savoir :
1. Libérer tous les prisonniers politiques, dont Daw Aung San Suu Kyi, Khun Htun Oo et Min Ko Naing.
2. La réconciliation nationale: que le dialogue inclue les principaux intervenants des groupes pour la démocratie et des minorités ethniques, y compris un examen complet de la Constitution de 2008.
3. L’arrêt des violations systématiques des droits de l'homme et l’arrêt des hostilités envers les groupes ethniques, les militants politiques, les journalistes et la société civile.
Si l'élection est autorisée à aller de l'avant sans ces changements, elle ne servirait qu’à institutionnaliser un seul parti, l'armée qui tient encore les ficelles du pouvoir. Même dans le cas peu probable que les élections soient libres et équitables, elles ne produiront aucun changement réel pour la Birmanie parce que la Constitution, fondamentalement corrompue, attribue de vastes pouvoirs aux militaires, dépourvu de tout poids et contrepoids, ce qui permet la discrimination permanente et la persécution des minorités ethniques, la discrimination sexuelle, et le manque de protection des droits de l'homme. Une telle Constitution est dangereuse pour un pays sortant d'un conflit et de situations post-conflit, et va continuer à faire progresser les vastes problèmes de la Birmanie dans les pays voisins et dans toute la région si des mesures nécessaires ne sont pas prises.
L'inclusion de réels partis d'opposition démocratique dans le processus démocratique et constitutionnel n’assurerait pas seulement le pluralisme politique et une représentation plus effective de la population de diverses appartenances ethniques, il offrirait une solution durable à des décennies de longue crise politique. Les forces de l'opposition birmane sur la zone frontière de la Birmanie et partout dans le monde en reflétant la position des minorités ethniques leadership et les forces pro-démocratiques en Birmanie ont élaboré une proposition pour la réconciliation nationale qui offre au pays des solutions pour avancer, elle propose des moyens dont tous les groupes, y compris les militaires, peuvent travailler ensemble pour apporter enfin la transition démocratique en Birmanie. Pour la volonté du peuple de Birmanie, nous exhortons la communauté internationale d'être unie dans son soutien et d'agir avec la ferme résolution de ne pas laisser se poursuivre ce simulacre d’élections jusqu'à ce que la réconciliation nationale soit réalisée.
Signé par :
Alternative ASEAN Network on Burma
Asia Pacific Solidarity Coalition
Burma Campaign Australia
Burma Campaign Korea
Burma Campaign UK
Burma Centre Delhi
Burma Lawyers Council
Burma Partnership
Canadian Friends of Burma
Free Burma Campaign Singapore
Free Burma Campaign, South Africa
Free Burma Coalition-Philippines
Friends of the Third World
Initiatives for International Dialogue
Solidaritas Indonesia untuk Burma (Indonesian
Solidarity for Burma)
Student Federation of Thailand
Shwe Gas Movement
Taiwan Free Burma Network
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