mercredi 24 novembre 2010, Aung San Suu Kyi et son fils Kim

se sont rendus à la Pagode Shwedagon


Tous deux, vêtus de costumes traditionnels birmans, ont également fait don de fleurs et versé de l'eau sur des statues.

Schwedagon_Kim&ASSK_24.11.2010

                   Schwedagon_Kim&ASSKpriere_24.11.2010 Aung San Suu Kyi et Kim en prière à la pagode

 

Interrogée par l'AFP sur la nature de ses prières, elle a rit avant de répondre: "Je ne peux pas le révéler. Sinon, mes voeux ne seront pas exaucés".

Nyan Win, son avocat, avait indiqué récemment qu'elle attendait l'arrivée de son fils pour se rendre dans cette pagode, où elle avait tenu son premier discours politique en 1988, appelant à la démocratie dans un pays dirigé par une succession de régimes militaires depuis 1962.


 

 Aung San Suu Kyi et Kim

sont réunis en Birmanie après 10 ans de séparation

ASSK+Kim23.11.2010

23 novembre 2010 - BBC news voir les premières images en cliquant ici

23 novembre 2010 - Paris Match à lire en cliquant ici

23 novembre 2010 - tsr.ch voir les sujets en cliquant ici


une vidéo en birman d'Aung San Suu Kyi et de son fils enfin réunis, par The Irrawaddy News

 

samedi 13 novembre 2010, Aung San Suu Kyi est enfin libre !

"Si mon peuple n'est pas libre, comment pourrais-je dire que je le suis?"

L’Association Suisse-Birmanie salue la libération d’Aung San Suu Kyi en ce jour du 13 novembre 2010, après 15 ans de détention. C’est la troisième fois qu’Aung San Suu Kyi est libérée de son assignation à résidence surveillée, la dernière fois étant en 2003.
 
Nous sommes heureux d’apprendre qu’Aung San Suu Kyi a finalement été libérée de son assignation à résidence. Ce communiqué, malheureusement, n’annonce pas un signe de changement significatif pour la Birmanie. La libération d’Aung San Suu Kyi ne doit pas faire oublier à elle seule que la junte souhaite par là redorer son blason aux yeux de la communauté internationale après la parodie d’élections qu’elle a organisée le 7 novembre 2010. Il est indispensable qu’un processus de dialogue pour la réconciliation nationale entre la junte, la Ligue nationale pour la démocratie, les groupes ethniques, la libération de tous les prisonniers politiques et une restauration de la démocratie en Birmanie, soit entamé d’urgence afin d’éviter de nouvelles émeutes meurtrières dans un avenir proche de la part d’un peuple muselé depuis 1962.

L’Association Suisse-Birmanie serait heureuse de pouvoir favoriser et soutenir, dans un avenir proche, la venue d’Aung San Suu Kyi à Genève, capitale des droits humains, afin de faire connaître au monde la situation dramatique que vivent les peuples de Birmanie et de promouvoir une vraie démocratie dans ce pays.
 
Genève, le 13 novembre 2010.


 

Aung San Suu Kyi

Suite d’événements dans sa vie privée en images

Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon


Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San.

C’est lui qui a négocié l’indépendance de la Birmanie en 1947. Ce sera à la fois sa plus grande fierté et son plus gros boulet. La même année, Il est assassiné par des rivaux.

Aung San Suu Kyi a seulement deux ans lors de la mort de son père. Elle vit avec sa mère et ses frères à Rangoun (appelée parfois Rangoon ou Yangon), à l'époque capitale du pays.

Sa mère, Daw Khin Kyi, commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics, gagne peu à peu une certaine importance dans le paysage politique du gouvernement des années 1950 et 1960 puis est nommée ambassadrice de la Birmanie en 1960 à Delhi, en Inde.

Aung San Suu Kyi

 

Aung San Suu Kyi fait des études de philosophie, d’économie et de sciences politiques à Oxford. Elle clôturera ses études par un doctorat (phd) à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.

 Âgée de 24 ans, la jeune étudiante déménage pour New York en 1969, elle entame un second cycle d'études supérieures et devient secrétaire-assistante du Comité des questions administratives et budgétaires des Nations unies.  

 

Aung San Suu Kyi_Bhoutan 1971

 

 

En 1971, la future lauréate du Prix Nobel de la Paix est à cheval sur une mule dans les montagnes du Bhoutan.


Michael Aris_Bhoutan 1971

 

 

 

1971 - Son futur mari, Michael Aris (ex-universitaire et spécialiste des civilisations tibétaines et himalayennes, ils se sont rencontrés à Oxford) à cheval sur un yak au Bhoutan, où il était précepteur de la famille royale.


Aung San Suu Kyi_Bhoutan 1971

 

 

 

 

1971 - Aung San Suu Kyi sur les pentes enneigées d'une montagne au Bhoutan.
Plus haut sur la colline, au temple de Taktsang, c'est là que Michael l’avait demandée en mariage.

 

 

 

 

 

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Aung San Suu Kyi_Michael Aris_1972

 

 

Aung San Suu Kyi et Michael Aris se marient en 1972. 

 

 

 

 

 

Aung San Suu Kyi_1972

   

 

Aung San Suu Kyi lors de la réception de son mariage, après la bénédiction bouddhiste au domicile d’un ami à Londres.

 

 

 

 

Aung San Suu Kyi_Alexander_Kim

 

 

 

En 1973, elle donne naissance à son premier fils, Alexander.

Puis Kim, son deuxième fils en 1977.

 

 

 

ASSK+sa mère+Alexander+son mari_1973

 

 

 

 

 

En 1974, la famille se rend à Rangoon.

Daw Khin Kyi, la mère d'Aung San Suu Kyi, rencontre pour la première fois son petit-fils Alexander.

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Un pique-nique familial à Grantown-on-Spey" (Highlands-Ecosse)

Aung San Suu Kyi, son mari (avec la barbe) et ses deux fils Alexander et Kim.
La femme à l'arrière-plan qui porte le foulard est Mathané Fend, une célèbre chanteuse d'avant-guerre qui était la meilleure amie et la confidente d’Aung San Suu Kyi, sa « emergency aunt ».

Pique-nique familial_1979-80

Aung San Suu Kyi

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En mars 1988, Aung San Suu Kyi se rend au chevet de sa mère souffrante à Rangoon.

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Cette année-là, le général Ne Win, leader du parti socialiste au pouvoir, perd peu à peu le contrôle du pays. Le 8 août 1988, des manifestations pro-démocratiques éclatent dans tout le pays. Elles sont violemment réprimées par l’armée. Une nouvelle junte militaire prend le pouvoir le 18 septembre 1988. La junte militaire noie encore une fois dans le sang le mouvement pro-démocratique, abroge la Constitution de 1974 et forme le Conseil pour la Restauration de l’Ordre et de la Loi, communément connu sous son acronyme SLORC, la loi martiale est promulguée.

 
Aung San Suu Kyi_1988  

Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Aung San Suu Kyi entre peu à peu en politique afin de travailler pour la démocratisation du pays.

Le 24 septembre 1988, avec les anciens généraux Aung Gyi et Tin Oo, elle participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Elle est élue Secrétaire générale de la NLD. 

  Bien entendu ça ne plait pas au pouvoir en place.

 

 

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Le 27 décembre 1988, sa mère, Daw Khin Kyi meurt. Les funérailles de l’épouse du "père de l’indépendance" se transforment en manifestation pacifique contre le régime en place.

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Le 20 juillet 1989, elle est arrêtée. Le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise en "résidence surveillée", c'est-à-dire, dans sa propre maison sans autorisation de sortie.

la maison d'Aung San Suu Kyi à Rangoon

 

 

Sa maison au bord du Lac Inle - Elle y vit sans journaux, sans télévision, sans Internet, accès qu'on lui a coupé et pour ses 61 ans on lui aussi coupé le téléphone. Son courrier est toujours filtré et elle n'a pas accès aux soins médicaux qu'elle désire.

 

 

En 1990 et sous la pression populaire, la junte militaire met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi. La junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Ceci provoque un scandale international.

Toujours emprisonnée chez elle le 14 octobre 1991, l’Académie d’Oslo lui attribue le Prix Nobel de la Paix.

Séparée de ses enfants et de son mari qui sont restés au Royaume-Uni depuis 1988, elle demande le droit d'aller leur rendre visite. Toutefois il devient rapidement évident que si elle quitte le pays elle n'aura plus jamais le droit d'y retourner. La junte militaire serait très heureux de s'en "débarrasser" mais le monde entier les regarde. Son mari est atteint du cancer de la prostate en 1997 et la junte lui refuse le droit d'entrer en Birmanie. Il meurt loin de son amour deux ans plus tard. Aung San Suu Kyi ne le reverra jamais.

Le 6 mai 2002, après une négociation secrète entre les Nations unies et la junte militaire, elle est libérée.

Toutefois sa caravane est attaquée dans le village de Depayin par un groupe paramilitaire payé par la junte au pouvoir. Beaucoup de ses supporters sont tués ou blessés durant cette embuscade. Suu Kyi réussit à s’échapper grâce à son chauffeur, mais est arrêtée un peu plus tard.

Elle est alors à nouveau emprisonnée à la prison d'Insein à Yangon. Puis transférée en maison d’arrêt en raison de problèmes de santé.

Malade, on la laisse chez elle sans médicaments dans l'espoir qu'elle en meurt. Sa maison est perpétuellement gardée par des militaires. Elle n'a aucun droit de sortie. Sinon celle de quitter le pays.

2007_Revolution safran

 


"la révolution safran", en septembre 2007,

elle est exceptionnellement sortie brièvement en pleurs de sa maison à Rangoon pour saluer des moines bouddhistes qui manifestaient contre la junte militaire, pour la cinquième journée consécutive.

 

 

 

 

Mais à ce jour elle est toujours enfermée chez elle, de moins en moins en santé. Ses enfants n'étant qu'un vague souvenir. «La Dame» continue de résister à l'un des régimes les plus oppressants de la planète.

Chaque année qui passe, la junte militaire trouve de nouvelles raisons de la garder emprisonnée chez elle, quelle nouvelle raison trouveront-ils ?

27-07-2010 / 17:10:28

13 novembre 2010: Aung San Suu Kyi est libérée !

Les dates clés de la vie d'Aung San Suu Kyi et de l'histoire récente de la Birmanie

De 1945 à aujourd’hui, les grandes étapes de la vie d’Aung San Suu Kyi et de l’histoire de la Birmanie.

  • 19 juin 1945
    Naissance d’Aung San Suu Kyi à Rangoon (Birmanie).

  • 19 juillet 1947
    Le général Aung San, le père d’Aung San Suu Kyi, qui négocie l’indépendance de son pays, est assassiné avec six de ses ministres.

  • 4 janvier 1948
    La Birmanie devient indépendante et quitte le Commonwealth. Instauration d’un régime démocratique parlementaire.

  • 1960
    La mère d’Aung San Suu Kyi est nommée ambassadrice de Birmanie en Inde. Sa fille l’y rejoint et y termine ses études secondaires.

  • 1962
    Coup d’État militaire du général Ne Win qui va diriger le pays pendant vingt-cinq ans.

  • 1964-1967
    Aung San Suu Kyi poursuit ses études au St. Hugh’s College d’Oxford où elle suit un cursus de philosophie, politique et économie.

  • 1972
    Aung San Suu Kyi épouse Michael Aris qu’elle a rencontré à Oxford où il étudiait les civilisations tibétaines. Le couple aura deux fils : Alexander, né en 1973 à Londres, et Kim, né en 1977 à Oxford.

  • 1988
    Aung San Suu Kyi retourne en Birmanie, auprès de sa mère malade. Fortement influencée par la philosophie non-violente du Mahatma Gandhi, Aung San Suu Kyi entre peu à peu en politique.
    Le 18 septembre, à la suite d’un important mouvement de protestation populaire, un groupe de généraux renverse Ne Win. Une nouvelle junte militaire dirige la Birmanie : le Conseil d'État pour la restauration de la Loi et de l'Ordre. Le nouveau régime fait l’objet de sanctions internationales.
    Le 27 septembre, Aung San Suu Kiy fonde avec deux anciens généraux, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

  • 1989
    En juin, le pays prend le nom de Myanmar.
    En juillet, Aung San Suu Kyi est arrêtée puis assignée à résidence surveillée.

  • 1990
    Des élections libres sont organisées sous la pression populaire. Elles sont remportées à plus de 80 % par la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi. Les élections sont annulées et Aung San Suu Kyi est assignée à résidence. Elle reçoit le prix Sakharov du Parlement européen « pour la liberté de l’esprit » puis le prix Rafto qui récompense chaque année un défenseur des droits de l’homme.

  • 1991
    Le prix Nobel de la paix est décerné à Aung San Suu Kyi [À lire (en anglais) : le discours prononcé au nom de sa mère par Alexander Aris, le 10/12/1991].

  • 1999
    Michael Aris, l’époux d’Aung San Suu Kyi, meurt d’un cancer sans avoir pu revoir sa femme, elle-même toujours séparée de ses enfants qui vivent au Royaume-Uni.

  • Septembre 2000
    Aung San Suu Kyi est une nouvelle fois incarcérée.

  • Mai 2002
    Elle est libérée à la suite de négociations secrètes entre les Nations unies et la junte birmane.

  • 2003
    Son cortège est attaqué le 30 mai alors qu’elle effectue un déplacement en province, on compte de nombreux morts et blessés. Aung San Suu Kyi est de nouveau emprisonnée, puis transférée en maison d’arrêt en septembre à la suite de problèmes de santé. Son assignation à résidence sera prolongée à plusieurs reprises et durera sept ans, jusqu’en 2010.

  • 2007
    Des manifestations éclatent le 19 août 2007 à Rangoon pour dénoncer l'augmentation massive des prix des carburants et des transports en commun. Elles ont pris de l'ampleur à partir du 5 septembre, lorsque des moines bouddhistes ont été frappés par des miliciens de la junte, ce qui a suscité l'indignation générale. Des membres de la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi, des étudiants et d'autres personnes ont rejoint les manifestations pacifiques des moines dans toutes les grandes villes du pays. Le 22 septembre, Aung San Suu Kyi sort brièvement de sa résidence pour saluer des moines qui manifestent. Elle est emprisonnée deux jours plus tard. La répression s’abat sur le mouvement. C’est la fin de la « révolution safran ».

  • 2008
    En février, la junte annonce la tenue d’un référendum pour valider les réformes constitutionnelles. Le 2 mai, le cyclone Nargis ravage le pays. Le bilan officiel fait état de 130 000 morts ou disparus. Le référendum se déroule le 10 mai avec un taux officiel de participation supérieur à 98 %.

  • 2009
    En août, Aung San Suu Kyi est condamnée à 18 mois de détention, ce qui l’empêche de se présenter à l’élection générale de 2010.

  • 2010
    Des élections marquées par des fraudes généralisées ont lieu le 7 novembre, les premières en vingt ans. Les parlementaires ainsi élus sont essentiellement des militaires en exercice ou à la retraite.
    Le 13 novembre, la police birmane enlève les barrières posées devant la résidence d’Aung San Suu Kyi.

  • 2011
    Le 30 mars 2011, la junte militaire « s’autodissout ». L’un de ses généraux, Thein Sein, Premier ministre sortante, est élu par le nouveau Parlement à la tête de l’État.
    Le 20 août, Thein Sein reçoit Aung San Suu Kyi.

Source : LeMonde.fr, le site du prix Nobel de la paix, Wikipedia.

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