Aung San Suu Kyi
Suite d’événements dans sa vie privée en images
Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon

Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San.
C’est lui qui a négocié l’indépendance de la Birmanie en 1947. Ce sera à la fois sa plus grande fierté et son plus gros boulet. La même année, Il est assassiné par des rivaux.
Aung San Suu Kyi a seulement deux ans lors de la mort de son père. Elle vit avec sa mère et ses frères à Rangoun (appelée parfois Rangoon ou Yangon), à l'époque capitale du pays.
Sa mère, Daw Khin Kyi, commence à s'engager dans les milieux sociaux et publics, gagne peu à peu une certaine importance dans le paysage politique du gouvernement des années 1950 et 1960 puis est nommée ambassadrice de la Birmanie en 1960 à Delhi, en Inde.

Aung San Suu Kyi fait des études de philosophie, d’économie et de sciences politiques à Oxford. Elle clôturera ses études par un doctorat (phd) à la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.
Âgée de 24 ans, la jeune étudiante déménage pour New York en 1969, elle entame un second cycle d'études supérieures et devient secrétaire-assistante du Comité des questions administratives et budgétaires des Nations unies.

En 1971, la future lauréate du Prix Nobel de la Paix est à cheval sur une mule dans les montagnes du Bhoutan.

1971 - Son futur mari, Michael Aris (ex-universitaire et spécialiste des civilisations tibétaines et himalayennes, ils se sont rencontrés à Oxford) à cheval sur un yak au Bhoutan, où il était précepteur de la famille royale.

1971 - Aung San Suu Kyi sur les pentes enneigées d'une montagne au Bhoutan. Plus haut sur la colline, au temple de Taktsang, c'est là que Michael l’avait demandée en mariage.
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Aung San Suu Kyi et Michael Aris se marient en 1972.

Aung San Suu Kyi lors de la réception de son mariage, après la bénédiction bouddhiste au domicile d’un ami à Londres.

En 1973, elle donne naissance à son premier fils, Alexander.
Puis Kim, son deuxième fils en 1977.


En 1974, la famille se rend à Rangoon.
Daw Khin Kyi, la mère d'Aung San Suu Kyi, rencontre pour la première fois son petit-fils Alexander.
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"Un pique-nique familial à Grantown-on-Spey" (Highlands-Ecosse)
Aung San Suu Kyi, son mari (avec la barbe) et ses deux fils Alexander et Kim. La femme à l'arrière-plan qui porte le foulard est Mathané Fend, une célèbre chanteuse d'avant-guerre qui était la meilleure amie et la confidente d’Aung San Suu Kyi, sa « emergency aunt ».


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En mars 1988, Aung San Suu Kyi se rend au chevet de sa mère souffrante à Rangoon.
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Cette année-là, le général Ne Win, leader du parti socialiste au pouvoir, perd peu à peu le contrôle du pays. Le 8 août 1988, des manifestations pro-démocratiques éclatent dans tout le pays. Elles sont violemment réprimées par l’armée. Une nouvelle junte militaire prend le pouvoir le 18 septembre 1988. La junte militaire noie encore une fois dans le sang le mouvement pro-démocratique, abroge la Constitution de 1974 et forme le Conseil pour la Restauration de l’Ordre et de la Loi, communément connu sous son acronyme SLORC, la loi martiale est promulguée.
Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Aung San Suu Kyi entre peu à peu en politique afin de travailler pour la démocratisation du pays.
Le 24 septembre 1988, avec les anciens généraux Aung Gyi et Tin Oo, elle participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Elle est élue Secrétaire générale de la NLD.
Bien entendu ça ne plait pas au pouvoir en place.
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Le 27 décembre 1988, sa mère, Daw Khin Kyi meurt. Les funérailles de l’épouse du "père de l’indépendance" se transforment en manifestation pacifique contre le régime en place.
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Le 20 juillet 1989, elle est arrêtée. Le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise en "résidence surveillée", c'est-à-dire, dans sa propre maison sans autorisation de sortie.

Sa maison au bord du Lac Inle - Elle y vit sans journaux, sans télévision, sans Internet, accès qu'on lui a coupé et pour ses 61 ans on lui aussi coupé le téléphone. Son courrier est toujours filtré et elle n'a pas accès aux soins médicaux qu'elle désire.
En 1990 et sous la pression populaire, la junte militaire met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi. La junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Ceci provoque un scandale international.
Toujours emprisonnée chez elle le 14 octobre 1991, l’Académie d’Oslo lui attribue le Prix Nobel de la Paix. Séparée de ses enfants et de son mari qui sont restés au Royaume-Uni depuis 1988, elle demande le droit d'aller leur rendre visite. Toutefois il devient rapidement évident que si elle quitte le pays elle n'aura plus jamais le droit d'y retourner. La junte militaire serait très heureux de s'en "débarrasser" mais le monde entier les regarde. Son mari est atteint du cancer de la prostate en 1997 et la junte lui refuse le droit d'entrer en Birmanie. Il meurt loin de son amour deux ans plus tard. Aung San Suu Kyi ne le reverra jamais.
Le 6 mai 2002, après une négociation secrète entre les Nations unies et la junte militaire, elle est libérée.
Toutefois sa caravane est attaquée dans le village de Depayin par un groupe paramilitaire payé par la junte au pouvoir. Beaucoup de ses supporters sont tués ou blessés durant cette embuscade. Suu Kyi réussit à s’échapper grâce à son chauffeur, mais est arrêtée un peu plus tard.
Elle est alors à nouveau emprisonnée à la prison d'Insein à Yangon. Puis transférée en maison d’arrêt en raison de problèmes de santé. Malade, on la laisse chez elle sans médicaments dans l'espoir qu'elle en meurt. Sa maison est perpétuellement gardée par des militaires. Elle n'a aucun droit de sortie. Sinon celle de quitter le pays.

"la révolution safran", en septembre 2007,
elle est exceptionnellement sortie brièvement en pleurs de sa maison à Rangoon pour saluer des moines bouddhistes qui manifestaient contre la junte militaire, pour la cinquième journée consécutive.
Mais à ce jour elle est toujours enfermée chez elle, de moins en moins en santé. Ses enfants n'étant qu'un vague souvenir. «La Dame» continue de résister à l'un des régimes les plus oppressants de la planète.
Chaque année qui passe, la junte militaire trouve de nouvelles raisons de la garder emprisonnée chez elle, quelle nouvelle raison trouveront-ils ?
27-07-2010 / 17:10:28
13 novembre 2010: Aung San Suu Kyi est libérée !
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