Constitution of the Republic of the Union of Myanmar (2008)
Lors du référendum de mai 2008 - un référendum auquel il était interdit de voter ”non” -, le pouvoir militaire a fait approuver par 92,4 % des voix une nouvelle "constitution". Celle-ci a été élaborée par des militaires pour des militaires. Le projet constitutionnel a été rédigé en l’absence de toute participation réelle de l’opposition démocratique ou des groupes ethniques minoritaires. Cette constitution vise simplement à perpétuer le règne militaire en marginalisant définitivement les forces démocratiques et en allégeant la pression internationale.
pour consulter la constitution (en anglais), vous pouvez la télécharger ici (au format .pdf 912 Ko)
Birmanie: Le référendum est fixé au 10 mai (2008)
JDD_ avril 2008 - La junte militaire birmane a fixé au 10 mai la date du référendum sur la nouvelle constitution qu'elle a préparée, a rapporté mercredi la télévision d'Etat de Birmanie. Elle a annoncé la mise en vente immédiate de copies de ce texte, que les gouvernements occidentaux ont dénoncé par avance comme un mascarade des militaires, au pouvoir depuis plus de 40 ans, pour renforcer leur emprise sur le pays.
Birmanie: la junte militaire publie son projet de constitution
AP_ Avril 2008 - La junte militaire a publié mercredi le texte de son projet de constitution qui doit être soumis à un référendum populaire le mois prochain. Le document de 194 pages et 457 articles a été mis en vente dans les librairies à 1.000 kyat (0,64 euro) l'exemplaire. Le texte a été rédigé sous l'impulsion de la junte militaire au pouvoir et sans aucune contribution du mouvement pro-démocratie. Ses opposants y voient un moyen pour la junte de renforcer son contrôle sur le pays et de maintenir à l'écart la figure de l'opposition Aung San Suu Kyi. La junte a annoncé en février la tenue du référendum sur le texte, qui doit être suivi par une élection générale en 2010. Les dates exactes n'ont pas été précisées.
L'ONU appelle la Birmanie à respecter "les libertés politiques fondamentales"
Presse Canadienne_ mai 2008 - Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé vendredi la junte militaire birmane à respecter "les libertés politiques fondamentales" lors du référendum sur la nouvelle constitution prévu le 10 mai. Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les 15 membres du Conseil ont rappelé à l'intention de la junte birmane que "le processus du référendum soit libre et équitable".
"Le Conseil de sécurité souligne la nécessité pour le gouvernement de Birmanie d'établir les conditions et de créer une atmosphère contribuant à un processus crédible et complet qui permettra la totale participation de tous les acteurs politiques et le respect des libertés politiques fondamentales", affirment les membres du Conseil dans cette déclaration. L'ambassadeur birman à l'ONU Kyaw Tint Swe a estimé la déclaration du Conseil "hautement contestable" et jugé qu'il s'agissait d'ingérence dans la politique intérieure du pays, avant de dénoncer "l'énorme pression exercée par les puissants membres du Conseil de sécurité sur d'autres membres".
"C'est sans précédent, puisque la Birmanie ne menace la paix et la stabilité ni au niveau régional, ni au niveau international", souligne-t-il dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité que l'Associated Press a pu se procurer. La Chine, alliée de la Birmanie, s'était opposée à la version initiale de la déclaration, début avril, et à un texte modifié la semaine dernière. Les deux textes appelaient au dialogue avec l'opposante Aung San Suu Kyi et sa participation à l'organisation du référendum. La version finale de la déclaration abandonne toute référence à Aung San Suu Kyi, tout en renvoyant à deux déclarations précédentes appelant à sa participation au processus électoral et à la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie.