▼constitution▼  

 

Constitution of the Republic of the Union of Myanmar (2008)

     

Les élections auront lieu le 7 novembre 2010

RANGOUN (AFP) - 13.08.2010 09:54  

 Les élections législatives en Birmanie, organisées cette année pour la première fois depuis 20 ans, ont été fixées par la junte au pouvoir au 7 novembre.
Le scrutin sera marqué par l'exclusion de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, 65 ans, qui a passé la majeure partie des 20 dernières années en prison ou en résidence surveillée et dont le parti - la Ligue nationale pour la démocratie (LND) - a été dissous en mai pour avoir décidé de boycotter les élections. Le dernier scrutin législatif en Birmanie remonte à 1990. La LND de Mme Suu Kyi, fondée en 1988 après un soulèvement contre la junte de l'époque, avait très largement remporté ces élections, mais les résultats n'avaient jamais été reconnus par les militaires.

Cette fois, soulignent des analystes, un quart des sièges au Parlement seront réservés aux militaires, ce qui devrait éviter à la junte actuelle du généralissime Than Shwe tout risque de revers majeur.

"Le régime militaire a retenu la leçon, il utilise donc tous les moyens possibles pour que ses partis (et affidés) remportent les élections", a estimé Naing Aung, membre du Forum pour la démocratie en Birmanie basé en Thaïlande.

Parmi la quarantaine de formations enregistrées pour les élections de novembre figure le Parti de l'Union, de la solidarité et du développement (USDP) créé par le Premier ministre Thein Sein et plusieurs ministres qui ont récemment quitté l'armée.

"S'il y avait un processus libre et équitable, nous sommes convaincus à 100% que les partis soutenus par les militaires ne gagneraient pas", a ajouté Naing Aung.

En mars, des lois encadrant strictement les élections ont interdit aux partis de conserver parmi leurs membres tout prisonnier politique.

La LND a dû choisir entre renoncer au scrutin ou exclure Mme Suu Kyi qui purge actuellement une énième peine d'assignation à résidence. Le parti a finalement décidé de boycotter les élections et a été dissous par le pouvoir.

Certains de ses cadres, en désaccord avec cette stratégie, ont créé la NDF (Force nationale démocratique).

Les élections "ne peuvent pas être libres et justes", a déclaré à l'AFP Nyan Win, longtemps porte-parole de la LND. "Nous ne jouissons toujours pas de la liberté d'expression ou d'information", a-t-il déploré, ajoutant qu'il n'y a aucune indication que Mme Suu Kyi recouvre la liberté d'ici le scrutin.

Sans leur dirigeante charismatique, icône de la résistance pacifique au pouvoir militaire, la NDF et tout autre parti d'opposition ont peu de chances de rééditer le triomphe de la LND en 1990.

Certains partis pro-démocratiques ont déjà émis des réserves sur la préparation des élections.

Thu Wai, président du Parti démocratique, a dénoncé mardi des manoeuvres d'intimidation, menées par la police, dont ont été victimes certains de ses membres.

Un autre candidat, Phyo Min Thein, ancien prisonnier politique, a démissionné la semaine dernière de la présidence du Parti de l'union démocratique et indiqué qu'il ne participerait pas à un scrutin "ni libre, ni équitable".

Le mois dernier, les Etats-Unis ont de nouveau exprimé leur inquiétude devant un "processus électoral défectueux" dans un pays gouverné par des généraux depuis 1962 et soumis à des sanctions occidentales en raison de violations répétées des droits de l'Homme.

Les Etats-Unis et l'Union européenne avaient imposé des sanctions notamment pour protester contre la poursuite de la détention d'Aung San Suu Kyi.

Les sanctions ont été renforcées après la répression sanglante en 2007 d'un mouvement de protestation populaire emmené par des moines bouddhistes.

lire aussi l'article paru dans Le Temps.ch en cliquant ici


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Les numérologues ont longtemps spéculé sur la date des élections en Birmanie cette année. Une rumeur populaire planchait sur des élections qui se tiendraient le 10 octobre 2010, tandis que d'autres croyaient qu'elles seraient le 12 décembre 2010. Le choix du régime de la date semble tout aussi important, le 7e jour du 11e mois,

avec 7 + 11 = 18 et 1 + 8 = 9.  

Le neuf est un nombre de bon augure dans la numérologie birmane.

Analyses_2010ElectionWatch  Vers la démocratie..._HarnLay_Irrawaddy_2009    
Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques interdits de participer aux législatives
9 mars 2010_la loi électorale du régime birman vient de paraître

Une version anglaise de ces lois sera bientôt disponible.

En attendant, voici quelques points que nous voudrions mettre en évidence.

Retrouvez l'analyse de certains points de la loi électorale du régime en cliquant ici


Yearbook 2008 des droits de l’homme en Birmanie
publié par le HRDU-Human Rights Documentation Unit

Le HRDU-Human Rights Documentation Unit est heureux d'annoncer la sortie du Yearbook 2008 des droits de l’homme en Birmanie, marquant le 15e anniversaire de la publication.

Les 1 092 pages constituées d'environ un demi-million de mots en 21 chapitres thématiques distincts, le Yearbook 2008 des droits de l’homme en Birmanie représente le rapport le plus important, le plus complet et le plus exhaustif jamais rédigé détaillant avec soin la situation épouvantable des droits de l'homme en Birmanie.

L'année 2008 s'est avéré être une année charnière dans l'histoire récente de la Birmanie. En combinant un environnement de violence permanente des droits de l'homme, 2008 a été une année marquée par des catastrophes naturelles, une sévère répression politique et des répercussions du soulèvement populaire de l'année précédente. L'arrivée du cyclone Nargis en mai aurait pu donner l'occasion au SPDC (la junte militaire au pouvoir) de démontrer à la communauté internationale que les différends politiques pouvaient être mis de côté pour le bien de ceux qui sont touchés par une tempête dévastatrice. Alors que la réticence du régime d'autoriser l'aide étrangère à apporter une assistance au cyclone, la paranoïa d'un Etat policier reclus et xénophobe après de nombreuses années d'isolement, le cynisme de la tenue du référendum du projet de Constitution du SPDC au milieu d'une d'urgence nationale ne permettait pas de telles concessions. La mise en scène du référendum de mai 2008 et les abus concomitants des libertés fondamentales sont soigneusement documentées dans le Yearbook 2008 des droits de l’homme en Birmanie, et fournissent un avertissement inquiétant que les prochaines élections législatives de 2010 ne risquent pas d'être libres ou équitables.

La population civile en Birmanie continue d'être l'objet de violations systématiques notamment avec des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions extrajudiciaires, des viols, le travail forcé, l'extorsion, la restriction des libertés fondamentales, la discrimination religieuse et ethnique, les réinstallations forcées, le recrutement d'enfants soldats, la privation des moyens de subsistance et la destruction de propriétés, entre autres. Le Burma Human Rights Yearbook 2008 constitue une preuve claire que toutes ces violations étaient en cours durant l'année 2008 dans un climat d'impunité quasi-complète et étaient conçues pour garder une population birmane civile soumise à la règle autocratique de l'armée.

C'est avec un regret considérable que le HRDU-Human Rights Documentation Unit réfléchit sur les 15 dernières années de documentation générale sur les droits de l'homme et voit une très faible amélioration de la situation des droits des citoyens en Birmanie. Malheureusement, bon nombre de questions examinées dans le Yearbook 2008 des droits de l’homme en Birmanie se trouvent être les mêmes que celles qui sont évoquées dans les tout premiers Yearbook, il y a 15 ans. Malgré l'absence frustrante de progrès, les circonstances en Birmanie demandent que les efforts continuent d’être déployé pour s'assurer que les abus du SPDC restent au premier plan de l'attention internationale.

Le dossier complet (en anglais) peut être téléchargé ici (pdf 13.3 Mo)

En attendant les élections
Espoir de changement ?

 Espoir de changement ou nouveau tour de passe-passe de la junte pour légitimer son assise au pouvoir ? -Octobre 2009-

Les élections générales multipartites, qui doivent être organisées en Birmanie en début d’année prochaine, divisent la population. Même si 25% des sièges du futur Parlement seront réservés aux militaires, il s’agit du premier vote libre et dit « démocratique » depuis 20 ans. Plusieurs partis d’opposition sont déjà dans les rangs, mais il faudra convaincre la population d’aller voter.

Pour écouter le reportage audio de Nina Martin (rfi.fr) effectué à Rangoun, Naypyidaw et Mandalay, c'est ici

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Les rapports

ALTSEAN BURMA

Ce rapport révèle les sérieuses préoccupations sur le déroulement possible des élections de 2010...

le rapport (en anglais) est à télécharger ici

 

Mai 2009 - Ce nouveau rapport, de la Harvard Law School, estime que les documents de l'ONU sur la Birmanie fournissent les motifs d'ouvrir une enquête sur les crimes internationaux et fait appel à une action plus concertée des Nations unies sur la Birmanie.
Pour en savoir +

Document de 22 pages, intitulé

"Référendum et constitution en Birmanie : la démocratie confisquée"

à trouver ici

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