2011 - un reportage de Claude Schauli - 61 min - Suisse
Seule la rivière Moï sépare la Birmanie de Mae Sot en Thaïlande. Majoritairement peuplée de Birmans en exil, Mae Sot est souvent appelée la Petite Birmanie, « Little Burma ». Militants politiques pourchassés par la junte au pouvoir, représentants des minorités ethniques fuyant les combats, activistes de tous âges et réfugiés économiques par milliers, ils ont tous traversé clandestinement la frontière. Des centaines de moines y ont aussi trouvé refuge. La langue, les vêtements, les marchés, tout est birman. « Je me sens presque comme chez moi » déclare le Vénérable Kovida, le narrateur du film.
En Birmanie, pour les dictateurs qui continuent, malgré les récentes élections « démocratiques », de diriger le pays d’une main de fer, la communauté bouddhique représente un danger réel. Forte de 450.000 moines, elle constitue la seule force capable de tenir tête à l’armée. En 2007, l’immense soulèvement populaire soutenu par des dizaines de milliers de moines, dont les images avaient fait le tour du monde, faillit mettre un terme à 45 ans de dictature. La « Révolte safran » se termina pourtant dans le sang avec son lot d’exécutions, d’arrestations, de tortures et de chasse à l’homme.
Ce film donne la parole aux moines vivant à Mae Sot : ils nous racontent leur histoire personnelle depuis leur village natal, la vie au monastère, leur rôle auprès des populations locales… jusqu’à la fuite du pays. Et aujourd’hui, leur vie d’exilé pacifique, leur engagement religieux, politique et social aux côtés d’une population vivant dans la clandestinité et la précarité la plus extrême.
A l'occasion de la sortie du documentaire de Claude Schauli "LITTLE BURMA, des moines en exil", "Hautes Fréquences" revient sur l'engagement de ces moines. Ils constituent aujourd'hui la principale force d'opposition aux militaires. Le réalisateur s'est rendu à Mae Sot, une ville au nord de la Thaïlande qui accueille un très grand nombre de birmans. Parmi eux, des moines s'engagent au plan social, politique et religieux auprès de cette population clandestine très pauvre.
Colin Archer, vice-président de l'Association Suisse-Birmanie, revient sur l'enracinement du bouddhisme dans ce pays.
Claude Schauli évoque les conditions de ce tournage et l'avenir de la Birmanie après les élections de 2010, la libération d'Aung San Suu Kyi et l'arrivée de Thein Sein comme président de la République.
En 2007, les moines ont participé aux manifestations d’opposition à la junte militaire au pouvoir. Des journalistes tentent de couvrir les événements clandestinement. Nombre d’entre eux sont ensuite emprisonnés, dont une jeune femme de 25 ans.
"how about love" du cinéaste suisse Stefan Haupt est maintenant en DVD et en vente dans vos magasins préférés et aussi par ici >>>
Le DVD est sous-titré en français, en allemand ou en anglais, ainsi qu'un making of très intéressant.
"how about love"
2010 - du cinéaste suisse Stefan Haupt, 106 min.
Les acteurs et actrices : Adrian Furrer, Andrea Pfaehler, Martin Hug, Jorm Leun Hkam, U Thein Win, etc.
Les lieux de tournage : le village de Huay Yuak, un village Karen dans le nord de la Thaïlande, Chiang Mai, Bangkok et Zürich.
Le sujet du film : Fritz est passionné par son travail de chirurgien cardiaque. A l’instigation de son épouse Lena, ils partent les deux en vacances dans le Nord de la Thaïlande. Là, ils rendent visite à un ancien collègue médecin qui offre ses services dans un camp de réfugiés birmans à la frontière en Thaïlande. Profondément touché par les conditions de ces réfugiés, Fritz décide de rester plus longtemps pour leur apporter son aide, tandis que son épouse retourne en Suisse auprès de leurs enfants.
Déchiré entre deux mondes, Fritz est pris dans un tourbillon de sentiments qui s’enchevêtrent. Il trouve une solution non conventionnelle qui va changer sa vie et celle de sa famille en Suisse. Une aventure dans l’inconnu, qui se termine dans son propre cœur ...
Stefan Haupt, auteur et réalisateur de UTOPIA BLUES (Prix du cinéma suisse), ELISABETH KÜBLER-ROSS, EIN LIED FÜR ARGYRIS, etc, a réussi un film sensible et bouleversant, qui captive par ses scènes à l’atmosphère si dense qu'elles nous marqueront pour longtemps.
Birmanie : résistants, business et secret nucléaire
2010 - Première diffusion_documentaire de société (55 min.) à voir sur Canal+
REDIFFUSION >mardi 3 août 2010 à 17h05 sur Canal+
vendredi 26 mars 2010 à 22h30 sur Canal+ Décalé ou samedi 27 mars à 02h00 ou dimanche 28 mars à 05h35 et à 17h10 ou lundi 29 mars à 02h25
Réalisateur : Paul Moreira, rédacteur en chef chez Canal+ Né en 1961, près de Lisbonne, au Portugal. Paul Moreira est un journaliste et grand reporter français. Entré en 1996 à Canal Plus, il crée le magazine d'investigation "90 minutes", puis "Lundi Investigation". Il réalise à présent des reportages télévisuels et des documentaires pour l'agence "Première Lignes" qu'il a fondé en 2006
PRÉSENTATION - La Birmanie est l'un des pays les plus fermés et les plus surveillés de la planète. Pour les journalistes indépendants, il est impossible d'y travailler, et la moindre image doit être volée. Les traducteurs et les guides sont constamment en danger. Pourtant, des membres de la résistance intérieure ont permis d'obtenir des témoignages et des documents qui apportent un éclairage sur les projets des militaires birmans et leur mode de financement. Malgré le boycott de la communauté internationale, certaines entreprises occidentales respectables aident le pouvoir birman. Depuis quelques mois, les services de renseignement américains et européens soupçonnent la Birmanie de financer un programme nucléaire clandestin...
Un documentaire de Jérôme Javelle et Geoffroy Vincent
Synopsis : Plus de 50 ans de guerre en Birmanie ont provoqué l’une des crises humanitaires les plus désastreuses au monde. A Mae Sot en Thaïlande, l’ONG Back Pack Health Worker Team forme des réfugiés aux premiers secours et aux interventions médicales d'urgence. Ces volontaires traversent clandestinement la frontière birmane pour porter de l’aide humanitaire aux populations ethniques pourchassées par la junte militaire. Tout au long de leurs missions qui durent plusieurs mois, ils risquent sans cesse leur vie en bravant les autorités birmanes et les mines antipersonnel pour secourir des hommes, des femmes et des enfants oubliés de tous.