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  free Burma for 2010   EN 2010 !  dessin d'Harn Lay/Irrawaddy 27.11.2009

BIRMANIE, le pays où même les pensées ne sont pas libres !

Aung San Suu Kyi pourrait être libérée en novembre
selon le premier ministre

25 janvier 2010 - RANGOUN (Reuters) - La militante politique Aung San Suu Kyi sera libérée en novembre, a déclaré le ministre birman de l'Intérieur selon des témoins, une échéance qui l'exclurait sans doute des élections prévues cette année.

La première opposante à la junte militaire birmane est assignée à résidence chez elle depuis de nombreuses années.

Le général Maung Oo, ministre de l'Intérieur, a tenu ces propos lors d'une réunion le 21 janvier à Kyaukopadaung, une ville située à quelque 560 km au nord de l'ancienne capitale Rangoun, selon trois participants qui ont requis l'anonymat.

Il n'a pas été possible de vérifier l'information de source indépendante.

Aung San Suu Kyi pourrait être ainsi libérée un mois après les élections parlementaires que la junte compte organiser en octobre, selon la plupart des observateurs.

La lauréate du prix Nobel de la paix a passé 14 des 20 dernières années en détention. Son assignation à résidence a été prolongée de 18 mois en août parce qu'un ressortissant américain s'était introduit chez elle, où il n'était pas invité.

Cette nouvelle condamnation, intervenue alors que l'assignation à résidence de la militante de 64 ans touchait à sa fin, avait entretenu le scepticisme quant aux intentions de la junte en vue des élections. L'incident remontait à mai 2009, également avant la fin d'une période d'assignation.

ÉCONOMIE DE MARCHÉ

Les élections que la junte compterait organiser en octobre seraient les premières depuis celles de 1990 qui avaient abouti à une écrasante victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Suu Kyi. Les militaires avaient refusé de reconnaître les résultats.

Selon les témoins, le général Maung Oo a déclaré devant des responsables que le vice-président de la LND, Tin Oo, serait libéré le 13 février. Ancien ministre de la Défense, général retraité, Tin Oo, 82 ans, est détenu depuis plus de dix ans.

La junte souhaite en outre s'orienter vers une économie de marché ouverte sur l'extérieur après avoir organisé des élections "libres et équitables", a ajouté Maung Oo.

Pour la LND, il est crucial que Tin Oo et Aung San Suu Kyi soient libérés avant les élections. "Le plus important, c'est qu'ils doivent être libérés à temps pour oeuvrer à la réconciliation nationale", a dit un responsable, Khin Maung Swe.

La junte n'a pas encore fixé officiellement de date pour les élections, dont elle a promis aux Etats-Unis et à ses voisins asiatiques qu'elles seraient libres, équitables et ouvertes.

La LND ne s'est pas prononcée sur sa participation à ce scrutin. Les généraux le présentent comme un pas vers une démocratie multipartite là où l'opposition ne voit qu'un simulacre devant leur permettre de garder le pouvoir.

Plusieurs pays dont les Etats-Unis tentent d'inciter la Birmanie à faire sa transition démocratique et envisagent de revoir leur politique à son encontre, après des années de sanctions et d'embargos.

cliquez ici pour Euronews

Aung San Suu Kyi atteint 14 ans de détention ce 24 octobre 2009 !

L’Association Suisse-Birmanie s’associe à Burma Campaign UK qui a appelé aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies et la communauté internationale à redoubler d'efforts pour obtenir la libération d’Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques en Birmanie.

Ce 24 octobre, Aung San Suu Kyi atteint un total de 14 ans en détention, pour la plupart en résidence surveillée. Le 11 août 2009, après un simulacre de procès, Aung San Suu Kyi a été condamnée à 18 mois supplémentaires d'assigantion à résidence. Sa période de détention arrivera à échéance en février 2011. En dépit d'un tollé international, aucune action concrète n'a été entreprise pour assurer sa libération.

«Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, doit mobiliser la communauté internationale pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques», a déclaré Mark Farmaner, directeur de Burma Campaign UK. «Aung San Suu Kyi a réussi à utiliser les sanctions comme moyen de pression pour convaincre les généraux de reprendre le dialogue, mais jusqu'à présent nous n'avons que des fonctionnaires de bas niveau pour parler de négociations. Aung San Suu Kyi a besoin de notre soutien pour faire pression sur les généraux et pour entamer un véritable dialogue.»

Avant les élections, la dictature a augmenté les arrestations et le harcèlement des militants de la démocratie, et a veillé à ce qu’Aung San Suu Kyi reste en détention pendant la période des élections. Elle intensifie également l'escalade des attaques contre les populations ethniques.

En dépit des massacres et de l'instabilité croissante qui ont lieu dans les zones ethniques, et le maintien en détention d’Aung San Suu Kyi et de plus de 2100 prisonniers politiques, une grande partie de la communauté internationale semble prête à ne rien faire et à attendre de voir si un tout petit changement viendra des «élections» l'an prochain !

«Il doit y avoir un sentiment d'urgence sur ce qui se passe en Birmanie», a déclaré Mark Farmaner. «Aung San Suu Kyi va passer encore une année en détention. Les généraux défient la communauté internationale et continuent d’aller de l'avant avec une élection et une constitution qui pourraient les faire rester au pouvoir pendant des décennies encore. C'est un mythe qu’ils ne sont pas vulnérables à la pression, ils sont vulnérables, mais la bonne pression n'a jamais été appliquée. Les belles paroles ne suffisent plus, nous devons agir.»

Burma Campaign UK lance un appel pour trouver les moyens qui pourraient être utilisés pour persuader les généraux birmans à entamer un dialogue authentique avec Aung San Suu Kyi et les représentants ethniques. Ceux-ci devraient inclure la pression diplomatique, des sanctions économiques ciblées, une authentique pression telle qu'une commission d'enquête onusienne sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par la dictature, et un embargo mondial sur les armes.

Pour lire le communiqué de Burma Campaign UK en anglais, cliquez ici

Vous pouvez consulter différents dossiers et rapports, cliquez ici

ainsi que la biographie d'Aung San Suu Kyi, cliquez ici


Aung San Suu Kyi de retour sur la scène politique
De Didier LAURAS (AFP)_11 octobre 2009

Maintenue en détention par la junte birmane, Aung San Suu Kyi a initié en une semaine un double dialogue avec les militaires et les pays occidentaux, retrouvant un rôle politique qu'elle avait ces derniers mois complètement perdu. Alors qu'a été confirmée le 2 octobre sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, la figure de proue de l'opposition semble être redevenue un interlocuteur à Rangoun après une semaine vertigineuse, au regard de l'immobilisme des derniers mois.
 
"Elle est politiquement active. Elle a un rôle à jouer en Birmanie", résume Win Min, militant pro-démocratie et chercheur à l'université de Chiang Maï, en Thaïlande. Mme Suu Kyi a rencontré Aung Kyi, ministre du Travail et officier de liaison du régime, à deux reprises alors qu'ils ne s'adressaient plus la parole depuis janvier 2008. Elle a ensuite débattu des sanctions occidentales avec des diplomates américain, australien et européen.
 
"Elle était très impliquée, très intéressée à aller dans le détail de tout ce qu'elle voulait aborder, et elle a fait preuve comme toujours de beaucoup d'éloquence", a relevé sur la BBC Andrew Heyn, ambassadeur de Grande-Bretagne, qui représentait l'UE lors de l'entretien. L'opposante avait proposé fin septembre, dans une lettre au généralissime Than Shwe, d'intervenir auprès des Occidentaux pour aider à lever les sanctions contre la Birmanie. Contre toute attente, l'homme fort de Naypyidaw a accepté.
 
"Elle voudrait jouer un rôle majeur dans les relations entre la junte et les Etats-Unis. (Les militaires) pourraient être prêts à le permettre jusqu'à un certain point," estime Derek Tonkin, ancien diplomate britannique. Les militaires ont promis des élections en 2010, les premières depuis celles de 1990 que la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi avait remportées. La plupart des observateurs ont jusqu'à présent considéré qu'elles ne seraient qu'un simulacre.
 
Mais Than Shwe, estiment-ils, veut sans doute utiliser l'opposante, qu'il déteste, pour redorer un peu son image.
"Than Shwe est le seul qui prenne toutes ces décisions", estime Win Min, évoquant à la fois le maintien en détention de Suu Kyi et sa relative liberté de mouvement. "Il veut de la légitimité pour les élections. Une façon d'en obtenir est de donner (à Suu Kyi) un peu de liberté".
 
L'opposante a en tout cas repris du service dans une atmosphère modifiée par la récente décision américaine de discuter avec la junte. Et Nyan Win, porte-parole de la LND, affirme qu'elle peut jouer un rôle croissant.
 
"Sa rencontre avec les diplomates constitue le commencement de son rôle politique, car les sanctions elles-mêmes sont affaire de politique", a-t-il expliqué à l'AFP. "Aung San Suu Kyi a le droit de faire de la politique. Cela n'est pas lié au fait qu'elle soit ou non assignée à résidence". La prudence reste évidemment de mise, vis-à-vis d'un régime qui a déjà donné dans le passé des gages de bonne volonté avant de refermer violemment les portes du dialogue. Un signe fondamental de progression serait une rencontre entre Aung San Suu Kyi et Than Shwe, qui ne se sont pas rencontrés depuisplusieurs années. lire l'article


Les moines lancent un ultimatum à la junte:
" Si le gouvernement ne présente pas ses excuses, n'arrête pas les persécutions, les assassinats et continue à manifester du mépris envers les moines bouddhistes et le peuple de Birmanie d'ici au 2 octobre, une deuxième vague de la "Révolution Safran" commencera le 3 octobre 2009 en Birmanie."

Les moines feront acte de "Pattanikkujjana". Comme en septembre 2007, ils retourneront leur bol à aumônes devant les représentants du gouvernement et leur famille, lors de leur tournée matinale. Un geste fort ! En signe de violations des principes religieux, ils leur refuseront ainsi l'aumône quotidienne, une sorte d'"excommunication" à leur encontre. Voir les détails (anglais - allemand) dans le site The Best Friend
27.09.09 Ashin Issariya: “Nous marcherons, qu'ils essayent de nous en empêcher ou non"
Lire l'interview (en anglais)


Mardi 11 août 2009

Communiqué de l'Association Suisse-Birmanie

Aung San Suu Kyi condamnée et privée de liberté

pour 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence !
C’est une condamnation à mort pour la démocratie en Birmanie !
 
L’Association Suisse-Birmanie, conjointement avec les organisations européennes, condamne fermement aujourd'hui la dictature militaire birmane sur cette décision illégale.
 
Aung San Suu Kyi a été reconnue coupable et est condamnée à trois ans de détention pour avoir enfreint les termes de son assignation à domicile après qu’un Américain, John Yettaw, a nagé jusqu’à sa maison et a refusé de quitter les lieux.

Dans un décret spécial lu par le ministre de l’Intérieur, le chef de la junte Than Shwe, a commué la peine en 18 mois de résidence surveillée. Cette réduction de peine ne doit en aucun cas être considérée comme une inflexion ou un signe de bonne volonté de la junte. Au contraire le pouvoir birman cherche à donner l’illusion d’une peine clémente tout en atteignant son objectif ultime : empêcher toute participation de la leader de l’opposition aux élections de 2010 et au processus politique.

Pour sa part, John Yettaw a été condamné à sept ans de travaux forcés.

Aung San Suu Kyi a été en détention pendant plus de 13 des 19 dernières années.
 
La diplomatie douce de l'ONU et des pays d'Asie, l’ASEAN, a échoué. Un embargo sur les armes est le moyen le plus efficace de montrer que la dictature militaire ne doit plus défier la communauté internationale.
 
D’ailleurs, dans un communiqué publié à Bruxelles aujourd’hui, l'Union européenne condamne unanimement le verdict rendu contre Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la paix, et le procès injustifié dont elle a fait l'objet. L'UE demande instamment aux autorités de la libérer immédiatement et sans conditions, poursuit la déclaration. L'UE répondra par de nouvelles mesures ciblées à l'encontre des responsables de ce verdict. Elle renforcera encore les mesures restrictives qu'elle a prises et qui visent le régime de la Birmanie/du Myanmar, y compris ses intérêts économiques, avertit la présidence suédoise.

Que répondra le gouvernement suisse à notre demande de prise de position à cet égard ?

Pour en savoir plus, nous vous conseillons un site en anglais qu’une équipe de chercheurs de l’université d’Harvard avait publié en avril dernier. Il s’agit d’un rapport recensant les preuves établies par les agences des Nations unies de crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis par le régime.


Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) condamne le verdict prononcé ce jour, à savoir la prolongation de 18 mois de l’assignation à résidence à l’encontre de Daw Aung San Suu Kyi. lire le communiqué de presse
19:30 le journal de la tsr.ch - Nouvelle assignation à résidence pour Aug San Suu Kyi: commentaire de Claude Schauli, membre fondateur de l'Association Suisse-Birmanie voir les images du TJ
19:30 le journal de la tsr.ch - L'opposante birmane Aug San Suu Kyi est à nouveau assignée à résidence pour une durée de 18 mois voir les images du TJ
Le Conseil de l'Union européenne adopte des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre de la Birmanie/du Myanmar Lire le texte

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 En janvier 2009, des Rohingyas ont défrayé la chronique; des bateaux remplis de réfugiés ont été repoussés à la mer par l'armée thaï et certaines barques de survivants ont été retrouvées sur des plages indonésiennes.

Vue de la plage  -  Dessin: Harn Lay / Irrawaddy.com
Peuple musulman non reconnu par le Myanmar, les Rohingyas, apatrides et persécutés, sont situés le long de la frontière avec le Bangladesh et viennent gonfler les camps de réfugiés de ce pays.
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