27 janvier 2012 - Aung San Suu Kyi s'adresse aux participants du World Economic Forum de Davos 2012, par vidéo conférence
25 janvier - À Rangoon, une atmosphère nouvelle, Arnaud Dubus Le Temps.ch
23 janvier - l'UE a décidé d'alléger ses sanctions à l'encontre la Birmanie, Toute l'Europe.EU
19 janvier - La LND présentera des candidats pour les 48 sièges à repourvoir au gouvernement, Romandie News
17 janvier - Analyse "combien reste-t-il de prisonniers politiques en prison", the Irrawaddy
17 janvier - L'armée a reçu l'ordre de ne plus attaquer les minorités ethniques, Libération.fr
17 janvier - Communiqué de Burma VJ campaign, Democratic Voice of Burma
16 janvier - Lever les sanctions en Birmanie étape par étape, Le Temps.ch
15 janvier - Aung San Suu Kyi s'exprime en français lors de la visite de M. Alain Juppé à Rangoon, par Burma VJ
14 janvier - Communiqué de l'Association d'Assistance aux Prisonniers Politiques en Birmanie, AAPPB
14 janvier - Communiqué de The Best Friend, communauté des moines bouddhistes birman en exil
13 janvier - La Suisse salue les réformes au Myanmar, DFAE
13 janvier - L'ONU salue la libération de prisonniers politiques, Centre d'actualités de l'ONU
Vendredi 13 janvier - Une journée porte-bonheur pour la Birmanie "la libération de prisonniers politique", communiqué ASB
12 janvier - Le gouvernement birman signe un cessez-le-feu avec les rebelles karens, Le Monde.fr
12 janvier - La déclaration des communautés Karen exilées, KNU
12 janvier - Aung San Suu Kyi: mon pays est proche d'une avancée vers la démocratie, Le Matin.ch
9 janvier - Derek Mitchell prévoit de "continuer sur la lancée" de la visite de Mme Clinton, France24
6 janvier - La Newsletter d'Info Birmanie du mois de décembre 2011, vient de paraître
5 janvier - Aung San Suu Kyi rêve de démocratie, AFP
5 janvier - William Hague, chef de la diplomatie britannique, en déplacement en Birmanie, euronews
3 janvier - Nouvelle déception en Birmanie pour les prisonniers politiques, Libération.fr
3 janvier - Appel d'Aung San Suu Kyi en faveur de nouvelles normes en matière de droit du travail et ..., Agenzia Fides
29 décembre 2011 - Au moins 15 morts dans une explosion à Rangoon, Bluewin.ch Infos
29 décembre - Ce que dit Aung San Suu Kyi, Le Monde.fr, Frédéric Debomy
15 décembre - La culture du pavot en hausse significative en Birmanie, un nouveau rapport de l'UNODC
retrouvez tous les articles des mois précédents ci-dessous dans les ARCHIVES
© Association Suisse-Birmanie
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vendredi 13 janvier 2012
la libération de 287 prisonniers politiques
Les développements spectaculaires de cette semaine en Birmanie nous montrent que « faire campagne » a fonctionné et est apprécié par ceux qui luttent en Birmanie pour une véritable liberté.
Maintenons la pression pour continuer à faire changer les choses !
retrouvez les communiqués des différentes associations concernées Association Suisse-Birmanie The Best Friend AAPPB DVB + Free Burma VJ
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Communiqué
17.01.2012 - La campagne lancée par la DVB Democratic Voice of Burma, le média birman en exil, Free Burma VJ campaign est ravie de confirmer la libération de TOUS les vidéo journalistes (VJs) lors d'une amnistie présidentielle de prisonniers le 13 janvier 2012.
Lorsque nous avons commencé la campagne Free Burma VJ le 3 mai 2011, dix-sept VJs étaient en prison condamnés à des peines très arbitraires. Pour des raisons de sécurité, seuls cinq d'entre eux ont été nommés lors de la campagne. Quatre VJs, dont l'identité n'a pas été révélée, avaient été libérés lors de l’amnistie du 16 mai 2011. Vendredi 13 janvier 2012, les 13 autres reporters de DVB, dont certains avaient été condamnés à des peines de 60 ans, ont été libérés.
L'amnistie de vendredi a vu plus de 300 prisonniers politiques libérés, y compris des dissidents de grande envergure tels que Min Ko Naing et Ashin Gambira. Khin Nyunt, l’ancien Premier ministre et d’autres employés du gouvernement ont aussi été libérés.
Aye Chan Naing, directeur de DVB, a déclaré: "Ils ont fait un excellent travail journalistique en échange de leur liberté. Nous sommes très heureux pour eux et leurs familles. Ils sont les véritables héros de la DVB et nous les saluons."
Géraldine May, la coordinatrice de la campagne, a déclaré: "La campagne de Free Burma VJ ne va pas s'arrêter avec la libération des VJs. Nous devons nous assurer qu'ils sont véritablement libres, qu'ils sont en sécurité et que leur libération est inconditionnelle. Par exemple, Sithu Zeya, le journaliste de DVB, est tenu par les conditions de sa libération: s’il commet un crime dans le futur, il sera forcé de purger ses 18 ans de prison. Nous devrions également garder à l'esprit qu’il y a encore des prisonniers politiques toujours derrière les barreaux."
En solidarité, Democratic Voice of Burma et Free Burma VJ campaign en anglais>>>
traduction ASB 17-01-2012
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COMMUNIQUÉ du 14 janvier 2012
Assistance Association for Political Prisoners (Burma)
P.O Box 93, Mae Sot, Tak Province 63110, Thailand, e.mail: info@aappb.org, web: www.aappb.org
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Le point de vue de l’AAPPB-Association d’assistance aux prisonniers politiques (Birmanie) sur l’amnistie annoncée du Président U Thein Sein
Déclaration du 14 janvier 2012
L'administration du Président U Thein Sein avait annoncé une amnistie pour le 12 janvier 2012 et qui concernerait la libération pour le 13 janvier de 651 prisonniers, hommes et femmes, selon l’article 401 de la Loi de procédure pénale. Selon les données que l’AAPP-B a recueillies et vérifiées jusqu’en fin de matinée du 14 janvier 2012, le nombre de prisonniers politiques parmi les personnes libérées est de 287.
Nous, membres de l'AAPP-B, saluons l'action de l’administration du Président U Thein Sein étant donné que parmi les personnes libérées se trouvaient des leaders étudiants de la Génération 88, des leaders ethniques et d'éminents prisonniers politiques. Cependant nous sommes malheureux que, conformément à l'article 401 du Code de procédure pénale, la libération ne soit pas sans condition, le nombre de prisonniers politiques libérés est limité et les demandes de l'opposition, des Birmans et de la communauté internationale, n'ont pas été respectées.
La discrimination et les limites de la libération nuit gravement à la santé physique et au bien-être mental d’environ 1.000 prisonniers politiques qui restent enfermés dans les prisons de Birmanie. Nous considérons qu’en laissant les prisonniers politiques restants derrière les barreaux, c’est une torture. De même, en laissant les prisonniers politiques des groupes ethniques armés dans les prisons, cela nuit grandement à la perspective d'une réconciliation nationale en Birmanie.
Conformément aux données actuelles de l'AAPP-B, le nombre de prisonniers politiques restant emprisonnés est de plus de 1.000, et nous sommes en mesure de vérifier la localisation de plus de 600 d’entre eux. Notre processus de vérification est en cours. Concernant le litige sur le nombre de prisonniers politiques, un organisme d'enquête indépendant, dirigé par l’ONU par exemple, devrait être autorisé à enquêter sur les prisons birmanes. L’AAPP-B est prête à travailler en collaboration avec toute personne ou organisation.
Pour ces raisons, l’AAPP-B exhorte l'administration du Président U Thein Sein de libérer, immédiatement et sans condition, les prisonniers politiques restants et d’effacer leurs casiers judiciaires.
Pour plus d’informations :
Tate Naing (Secretary): +66 (0) 81 287 8751
Bo Kyi (Joint-Secretary): +66 (0) 81 962 8713
la liste des 287 prisonniers politiques libérés>>>
la déclaration de l'AAPPB en anglais>>>
dernière mise à jour 16-01-2012 08:29:04
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COMMUNIQUÉ 13 janvier 2012
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The Best Friend, la communauté des moines bouddhistes birman exilés, salue chaleureusement la libération des prisonniers politiques, qui comprend beaucoup de ses amis comme U Gambira, U Ghosita, U Kheminda ainsi que des membres de The Best Friend, comme Ma Thanda Tun et Ko Nyo comme étant une avancée significative. Mais nous avons encore à poursuivre la lutte et nous demandons à la communauté internationale de continuer à soutenir cette lutte pour une véritable démocratisation en Birmanie.
Nous devons être attentifs à ce que le gouvernement ne fasse pas marche arrière. Nous savons que ce changement est le résultat de la lutte du peuple. C'est pourquoi nous devons continuer à soutenir les personnes qui luttent pour une réelle démocratie. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et attendre qu’un changement honnête vienne du gouvernement.
De nombreux prisonniers ont été libérés hier sous l’article 401, et ont été invités à le signer. L’article 401 signifie que si les personnes sont à nouveau arrêtées, elles doivent rester en prison pour la durée restante de leur peine de prison d'origine. Lors d’une amnistie réelle, ces conditions ne devraient pas exister, ils doivent être libérés sans condition. Tant que il y a des lois et des conditions comme celles-ci, on ne peut pas dire que la Birmanie a une véritable liberté.
Beaucoup trop de prisonniers politiques sont encore derrière les barreaux. Plutôt que de libérer tous les prisonniers politiques qui ont travaillé pour une véritable démocratie et pour la paix, des proches de l'ancien dictateur Ne Win, qui a créé beaucoup de problèmes pour le peuple, et l'ancien espion en chef Khin Nyunt et ses acolytes, eux ont été libérés. Si le gouvernement est prêt à pardonner la corruption au niveau national, il devrait aussi être prêt à pardonner toutes les personnes qui ont des opinions différentes et qui sont toujours incarcérées comme prisonniers politiques.
Pour un véritable changement, le gouvernement devrait accueillir la liberté d'expression, incluant la participation de Daw Aung San Suu Kyi et des peuples ethniques de Birmanie, et d'établir la primauté du droit. D’où le besoin d'un changement de la constitution actuelle. Cela exigera des modifications à la Constitution actuelle. La Constitution de 2008 est profondément antidémocratique. Selon cette Constitution, le président de la Birmanie doit avoir une expérience militaire. En d'autres termes, le président le plus probable ne peut pas être une femme.
Le peuple de Birmanie a le droit de choisir ses propres dirigeants. Ce n'est que lorsque le peuple aura le droit de choisir ses propres dirigeants que nous pourrons dire que la Birmanie est en route vers une vraie démocratie et en route vers la liberté.
lire le communiqué en anglais>>>
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vendredi 13 janvier 2012
la libération de 651 287 prisonniers politiques
Les développements spectaculaires de cette semaine en Birmanie nous montrent que « faire campagne » a fonctionné et est apprécié par ceux qui luttent en Birmanie pour une véritable liberté.
Maintenons la pression pour continuer à faire changer les choses !
C'est une étape majeure vers la réconciliation et c'est avec beaucoup d'espoir que nous accueillons la décision des autorités birmanes de libérer un grand nombre de prisonniers politiques. Les chiffres ne sont pas encore définitifs, car aucune liste officielle n’a été publiée. D’après les chiffres fournis par les médias birmans, le nombre de libération s’élève à 651, dont environ 600 prisonniers politiques.
Citons quelques noms, les plus emblématiques :
- Min Ko Naing, Ko Ko Gyi et Nilar Thein, du mouvement Génération 88,
- le moine U Gambira incarcéré depuis 2008,
- Le grand leader shan Khun Tun Oo, qui avait été condamné à 93 ans de prison,
- Hla Hla Win, Ngwe Soe Lin, Win Maw, Sithu Zeya et son père U Zeya, de deux journalistes indépendants, Thant Zin Aung, Zaw Thet Htwe et du blogueur Nay Phone Latt, a été confirmée par les journalistes de la DVB.
Il est à noter que ce même jour, l’ancien chef des services de renseignements, ex-premier ministre, Khin Nyunt (assigné à résidence depuis 2004), plus de 60 anciens agents des services de renseignements (victimes de purges successives) et la famille de Ne Win (l’ancien dictateur dont la famille est assignée à résidence depuis plusieurs années), ont aussi bénéficié de cette amnistie.
Mais loin des effusions de joie, les premières réactions des prisonniers libérés au cours de la journée sont plutôt mitigées, rappelant l’injustice de leur incarcération, ainsi que leurs camarades toujours emprisonnés. Depuis mai dernier, les amnisties s’étaient multipliées mais avaient été décevantes, le gouvernement ayant par ailleurs indiqué qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques en Birmanie.
Emprisonnés dans les conditions les plus abominables, ils ont subi des actes de torture physique et psychologique, ont souvent été placés en isolement total, dans des prisons loin de leurs familles et n’ont pas eu un accès à l’assistance médicale dont ils ont besoin pour survivre. Nombre d’entre eux ont péri du fait de mauvais traitements ou d’un manque de soins adaptés à leurs problèmes de santé.
Si cette libération constitue indéniablement un geste de bonne volonté sans précédent de la part des autorités birmanes, l'Association Suisse-Birmanie appelle la communauté internationale à une grande prudence : si la LND a pu faire état d’environ 600 prisonniers politiques, elle reconnaît cependant qu’il pourrait y en avoir bien plus, comme le proclame l’Association d’Assistance aux Prisonniers politiques Birmans (AAPPB). Avant l’amnistie du 13 janvier, l’AAPPB comptabilisait environ 1500 prisonniers de conscience derrière les barreaux.
Assurons-nous donc que les prisonniers qui demeurent incarcérés injustement soient libérés et d'exiger que tous ceux qui viennent d'être libérés puissent jouir pleinement de leurs libertés civiles et politiques.
à suivre en direct par DVB-Democratic Voice of Burma>>>
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COMMUNIQUÉ du 2 janvier 2012
Assistance Association for Political Prisoners (Burma)
P.O Box 93, Mae Sot, Tak Province 63110, Thailand, e.mail: info@aappb.org, web: www.aappb.org
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Le 2 janvier, le président U Thein Sein a signé le décret d'amnistie 1/2012, autorisant une commutation des peines de mort en une réduction des peines de prison. Les prisonniers purgeant des peines de plus de 30 années ont vu leurs peines réduites à 30 ans; les prisonniers avec des peines de 20 à 30 années auront maintenant jusqu'à 20 ans et les détenus de moins de 20 ans verront une déduction de détention d’un quart de leurs peines.
«Cette annonce n'est pas considérée comme une amnistie, car c’est juste une réduction déplorable en termes draconiens de prison. Les prisonniers politiques, particulièrement ceux dans des positions de premier plan et dans des rôles de leadership, ont été condamnés à des peines extrêmement longues, dans le but de les exclure de toute amnistie à venir. Ayant une réduction de peine de 120 ans à 90 ans ne signifie rien pour ceux qui ont sacrifié leur vie pour la transition démocratique et qui continuent à croupir derrière les barreaux. Il est impératif qu'ils soient libérés immédiatement et sans condition - le mouvement pour la démocratie en Birmanie ne peut pas attendre plus longtemps», dit Bo Kyi, co-secrétaire de l’AAPP. lire la suite>>> cliquez ici pour lire le communiqué en anglais>>>
Assistance Association for Political Prisoners (Burma), pour plus d'informations: Tate Naing (Secretary): +66 (0) 81 287 8751 Bo Kyi (Joint-Secretary): +66 (0) 81 962 8713
traduction ASB 09-01-2012
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"Un véritable progrès politique ne peut être atteint alors que des militants de la démocratie et des dirigeants ethniques restent encore derrière les barreaux"
Ashin Kovida s’exprime sur la décevante "amnistie" qui a eu lieu ce mardi 3 janvier 2012
Comme nous le savons, le gouvernement Thein Sein a officiellement nié que des prisonniers politiques existaient en Birmanie. Cependant, la libération de tous les prisonniers politiques demeure une des principales revendications de la communauté internationale. C’est pourquoi le gouvernement utilise souvent ces «amnisties» pour libérer les prisonniers politiques qui ont déjà purgé leur peine de punition. Ils auraient dû l’être depuis longtemps. Les prisonniers qui sont libérés aujourd'hui auraient été libérés de toute façon et c'est ce que le gouvernement appelle une «amnistie générale». Mais en réalité, nous ne pouvons dire qu'il s'agit d'une amnistie. Nous sommes très déçus à ce sujet.
Un véritable progrès politique ne peut être atteint tandis que des militants de la démocratie et des dirigeants ethniques restent encore derrière les barreaux. lire la suite>>> lire l'original en anglais>>>
traduction ASB 04-01-2012
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Dessin de Harn Lay / Irrawaddy.org BIRMANIE, le pays où même les pensées ne sont pas libres!
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En janvier 2009, des Rohingyas ont défrayé la chronique; des bateaux remplis de réfugiés ont été repoussés à la mer par l'armée thaï et certaines barques de survivants ont été retrouvées sur des plages indonésiennes.
Vue de la plage - Dessin: Harn Lay / Irrawaddy.com
Peuple musulman non reconnu par le Myanmar, les Rohingyas, apatrides et persécutés, sont situés le long de la frontière avec le Bangladesh et viennent gonfler les camps de réfugiés de ce pays.
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