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16 mai 2012 -  Campagne internationale pour mettre fin au viol et à la violence dans les conflits, communiqué des groupes militant pour la Birmanie

15 mai - Aung San Suu Kyi prévient que les changements en Birmanie ne sont pas irréversibles, Romandie News

14 mai - Les birmanes laissées-pour-compte de l'ouverture du pays, Le Temps.ch

12 mai - Le président Thein Sein invite les exilés à rentrer, Le Matin.ch

10 mai - Birmanie: les écologistes sortent du bois, Courrier International

10 mai - La Newsletter d'Info Birmanie du mois d'avril vient de paraître

9 mai - Le Conseil fédéral concrétise ses décisions antérieures et lève partiellement les sanctions, SECO

8 mai - La sortie d'un nouveau rapport sur les violations des DH en Birmanie, ND Burma

La trésorerie croissante du Myanmar, alors que c'est le pays de l'Asie du Sud Est le plus pauvre, par Alex Frangos/Dow Jones International News (anglais)

Aung San Suu Kyi peut voyager, 20 Minutes.ch

Le président Thein Sein pourrait ne pas se représenter aux élections en 2015, Mizzima News (anglais)

2 mai - Déclaration des membres et observateurs du réseau européen pour la Birmanie: Investissements et commerce en Birmanie (EBN)

2 mai - Aung San Suu Kyi prête serment et devient députée Le Monde

1er mai - Ban Ki-moon rencontre l'opposante Aung San Suu Kyi en Birmanie RTS

30 avril - Volte-face parlementaire d'Aung San Suu Kyi, Le Temps

Aung San Suu Kyi va prêter serment au Parlement birman RTS

26 avril -  La Suisse met en œuvre l’assouplissement des sanctions à l’encontre du Myanmar (Birmanie), communiqué Confédération Suisse

Avril 2012 - la sortie du nouveau guide de voyage Birmanie : Au pays des pagodes d'or, des Editions Olizane

 

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  © Association Suisse-Birmanie 

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ASB-Association Suisse-Birmanie                       Communiqué du 16 mai 2012

Campagne mondiale pour mettre fin au viol et à la violence dans les conflits

« Le viol est utilisé dans mon pays comme une arme contre ceux qui veulent seulement vivre en paix, qui veulent faire valoir leurs droits humains fondamentaux, en particulier dans les minorités des nationalités ethniques. Le viol est monnaie courante. Il est utilisé comme arme de guerre par les forces armées pour intimider les nationalités ethniques et pour diviser notre pays. »
Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, 1991

En tant que membres des organisations de la Campagne internationale pour mettre fin au viol et à la violence dans les conflits, nous (une coalition mondiale des groupes militant pour la Birmanie)  nous soutenons et nous nous engageons à aider à mettre fin à ce fléau qui affecte des pays comme la Birmanie, la Colombie, la République démocratique du Congo et le Kenya.

Concentrons-nous sur la Birmanie : depuis les élections, le gouvernement a mis ses efforts vers une réforme démocratique du pays et beaucoup d’Etats ont annoncé qu'ils allaient assouplir les sanctions pour encourager le changement. La triste réalité est que très peu de choses ont changé pour la Birmanie depuis les élections. L'armée reste au contrôle du pays. Bien que le gouvernement ait épousé la paix et la réforme démocratique au niveau international, le régime n'a pas cessé son offensive militaire contre les minorités ethniques de Birmanie.

Le régime militaire continue d'utiliser le viol pour humilier les femmes et leurs communautés. En effet, les cas de viols et l'utilisation systémique de celui-ci comme arme de guerre est l'une des raisons pour lesquelles la Birmanie est l'un des quatre pays ciblés de la Campagne internationale pour mettre fin au viol et à la violence dans les conflits.

La campagne est dirigée par l’initiative des lauréates du Prix Nobel de la paix - Mairead Maguire, Rigoberta Menchú Tum, Jody Williams, Shirin Ebadi, Leymah Gbowee et Tawakkol Karman - et d’un comité consultatif composé de 25 organisations. La campagne est la première collaboration mondiale entre les lauréates du prix Nobel de la paix, les organisations internationales de plaidoyer et des groupes de travail aux niveaux régional et communautaire dans les zones de conflits.

Dans le cadre de la campagne, nous allons demander de toute urgence aux leaders politiques d’empêcher le viol dans les conflits, de protéger les civils et les victimes de viol et d’appeler à la justice pour tous, y compris des poursuites efficaces contre les responsables. Nous soutenons la Campagne et portons une attention particulière sur la prévention, la protection et les poursuites. Nous avons besoin de la volonté politique et les ressources nécessaires afin de prévenir et de protéger, tout en veillant à ce que ceux qui sont victimes de viol trouvent la justice et le soutien qu'ils méritent.
Rejoignez-nous dans nos efforts et apportez votre soutien pour arrêter le viol dans les conflits! en cliquant ici>>>

Déclaration des membres et observateurs du réseau européen pour la Birmanie

2 mai 2012 - Investissements  et  commerce en Birmanie

L’ouverture politique actuelle a conduit l’Union européenne à réviser sa position commune à l’égard de la Birmanie et à suspendre la quasi-totalité des sanctions qui avaient été imposées au pays. La suspension de ces sanctions va de pair avec l’intérêt grandissant que manifestent les entreprises européennes d’investir et de faire des affaires en Birmanie.

Le commerce et les investissements dans les pays en voie de développement peuvent contribuer à l’amélioration du bien -être des populations locales, à la fois par  la création d’emplois et par les revenus versés au gouvernement pour financer les services publics. Toutefois, l’absence d’Etat de droit en Birmanie ne permet pas d’affirmer que les investissements étrangers profiteront à la population, à la création d’écoles et d’hôpitaux, en raison du caractère peu transparent, redevable et démocratique des autorités birmanes.

Le Réseau Européen pour la Birmanie souhaite mettre en garde ces entreprises en leur rappelant que la Birmanie ne saurait être considérée simplement comme un pays où l’on peut exploiter à bas coût la main d’œuvre et piller sans vergogne ses ressources naturelles. Plusieurs secteurs industriels, en particulier l’extraction de ressources naturelles et les projets énergétiques, sont directement liés à la perpétration de violations des droits de l’homme et à la destruction de l’environnement. En effet, malgré les récentes réformes politiques, la Birmanie détient encore et toujours l'un des pires bilans au monde concernant les abus aux droits de l'homme.

Dans son dernier rapport datant de mars 2012, l’envoyé spécial des Nations unies sur la Birmanie, M. Quintana,  a listé une série d'abus des droits de l’homme qui ont été perpétrés en Birmanie dans les derniers mois. Ces abus pourraient être assimilés à des crimes de guerre et à des crimes contre l'humanité. Ils incluent : « ...de graves violations des lois internationales humanitaires et des droits de l'homme, y compris les attaques à l'encontre des populations civiles, les exécutions extrajudiciaires, les déplacements internes de populations, l'utilisation de boucliers humains et le travail forcé, la confiscation de terres et la destruction de la propriété, et la violence sexuelle liée aux conflits armés ».

Dans le contexte d'un changement économique , M.Quintana  a également émis la possibilité d'un basculement en faveur de différents types d'abus ,: « étant donné la vague de privatisations l’an dernier, l’augmentation attendue des investissements étrangers et l’ambition du gouvernement d’accélérer le développement économique, il est à craindre un accroissement des confiscations de terres, des déplacements forcés et diverses violations des droits économiques, sociaux et culturels ».  

Aucune loi internationale ne contraint les entreprises européennes qui développent des activités en dehors du territoire européen à suivre les règles et principes de fonctionnement de leur pays d’origine. Aujourd’hui le cadre juridique birman souffre de carences graves dans le domaine de la protection des droits des travailleurs, le respect de l’environnement, la réglementation du secteur privé ; et l’absence d’une institution judiciaire indépendante et la corruption endémique sont autant de freins à la mise en application de ces lois, dans l’un des pays les plus corrompus au monde. 

Un collectif d’organisations birmanes, BEWG (Burma Environmental Working Group - Groupe de travail birman sur les questions environnementales), a récemment publié une ‘charte de bonne conduite’ comprenant les mesures essentielles à respecter pour un investissement responsable en Birmanie. Le BEWG est une coalition d'organisations birmanes actives sur les questions sociales et environnementales.  La version française de leur rapport, publié le 22 mars 2012, est accessible en ligne (site IB).  Les membres du Réseau Européen pour la Birmanie approuvent les cinq principaux critères de référence établis par BEWG:

  • Ne pas nuire : Les investissements ne doivent pas exacerber les conflits liés aux ressources naturelles et foncières en Birmanie. 
  • De meilleures pratiques ou… s’abstenir : Les investisseurs doivent respecter les normes mondiales largement acceptées des droits  environnementaux et humains, tout en suivant les meilleures pratiques internationales d’évaluation  en matière des droits de l'homme, d'impact social et environnemental.
  • Agir de manière transparente en suivant des normes et des principes : Les investisseurs devraient avoir une politique de tolérance zéro vis-à-vis de la corruption et les profits réalisés doivent respecter pleinement les règles de transparence. 
  • Soutenir  la société civile et pas l'impunité : La société civile devrait être libre de jouer son rôle sans menace de répression ou d'exactions. 
  • Renforcer les capacités des communautés locales : Les griefs des communautés doivent être pleinement pris en compte dans les investissements existants et à venir.

Le Réseau Européen pour la Birmanie travaillera en collaboration étroite avec les communautés locales et la société civile birmane et soutiendra activement son travail de suivi des activités des entreprises européennes opérant en Birmanie.

Les entreprises européennes qui ne respecteraient pas les critères définis par BEWG ou qui s’avèreraient être complices d’abus des droits de l’homme, d’exploitation des travailleurs ou de sous-traitants, et de pollution et destruction de l’environnement, seront la cible de campagnes de dénonciation publiques et médiatiques menées par le Réseau Européen pour la Birmanie. Celles-ci peuvent inclure des actions de boycott, des manifestations, des actions à l'encontre des actionnaires, et une médiatisation de leurs liens avec les abus de toute nature. Des procédures judiciaires à l’échelle nationale ou internationale pourront également être considérées.

cette déclaration est signée par :

Actions Birmanie                                                   

Association Suisse-Birmanie              

Austrian Burma Center                                              

Burma Action Ireland             

Burma Campaign UK              

Burmese Rohingya Organisation UK (BROUK)                  

Christian Solidarity Worldwide           

Forum For Democracy In Burma   

Info Birmanie             

International Federation for Human Rights (FIDH)                          

NCUB-Europe                             

People In Need                                                               

Polish Burma Solidarity               

Society for Threatened Peoples                                  

Swedish Burma Committee

 

Mercredi 2 mai 2012
Aung San Suu Kyi prête serment et devient députée

La lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a prêté serment devant le Parlement birman, mercredi 2 mai, mettant fin à une semaine d'impasse pour assurer le premier mandat électoral de son histoire après deux décennies de lutte politique.

L'opposante, qui a remporté son premier siège lors des partielles du 1er avril, et les trente-trois autres députés de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), ont promis de concert de "sauvegarder" la Constitution, qui accorde des pouvoirs immenses aux militaires. "Je serai loyal à la République de l'Union de Birmanie et à ses habitants et tiendrai toujours en estime la non-désintégration de l'Union, la non-désintégration de la solidarité nationale et la perpétuation de la souveraineté", ont-ils annoncé (...)    lire la suite

Cérémonie et interview en image

L'avancée de la démocratie en Birmanie

Communiqué du Département Fédéral des Affaires Etrangères:

La Suisse met en œuvre l’assouplissement des sanctions à l’encontre du Myanmar (Birmanie)

Berne, 26.04.2012 - Le 25 avril 2012, une semaine après la décision de principe, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les sanctions à l’encontre du Myanmar, réagissant ainsi aux progrès constatés ces derniers mois en matière de droits de l’homme et de démocratisation dans ce pays d’Asie du Sud-Est.       Lire le texte intégral

Into The Current, ces héros méconnus de Birmanie, les prisonniers d'opinion

Nouveau documentaire dont voici le synopsis:

"
Into the current" raconte l'histoire de héros méconnus de la Birmanie - les prisonniers d'opinion - et le prix qu'ils paient pour dire la vérité. Le film suit les histoires et les sacrifices de l'ancien prisonnier politique Bo Kyi et une équipe "underground" qui travaillent sans relâche et qui souvent prennent de grands risques au nom de leurs collègues emprisonnés.

"Into the current"
approfondit notre compréhension de la longue quête birmane à remplacer la dictature par une démocratie moderne qui respecte les droits de l'homme et assure une paix durable dans les zones ethniques touchées par la guerre et les violations flagrantes des droits de l'homme.

  Le film pose des questions clés concernant les réformes juridiques et institutionnelles nécessaires pour mettre fin à la répression politique et à la torture. Il examine la façon dont Aung San Suu Kyi peut contribuer à un changement durable avec sa candidature aux prochaines élections - et cela montre simplement pourquoi il est si essentiel maintenant que les élections soient libres et équitables.

Ce nouveau film documentaire de Jeanne Hallacy vous sera présenté par l'intermédiaire de l'Association Suisse-Birmanie très prochainement>>>

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Les dossiers   

 En janvier 2009, des Rohingyas ont défrayé la chronique; des bateaux remplis de réfugiés ont été repoussés à la mer par l'armée thaï et certaines barques de survivants ont été retrouvées sur des plages indonésiennes.

Vue de la plage  -  Dessin: Harn Lay / Irrawaddy.com
Peuple musulman non reconnu par le Myanmar, les Rohingyas, apatrides et persécutés, sont situés le long de la frontière avec le Bangladesh et viennent gonfler les camps de réfugiés de ce pays.
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