12 janvier 2012 - Aujourd'hui, coïncidant avec les négociations de cessez-le-feu entre les militaires du gouvernement de Birmanie et l'Union nationale karen (KNU), nous tenions des cérémonies traditionnelles de paix à l'extérieur des ambassades birmanes à travers le monde et dans d'autres lieux.
Les cérémonies de la paix traditionnelles sont organisées pour appeler le gouvernement militaire non seulement pour convenir d'un cessez-le feu, mais aussi pour s'engager dans un dialogue afin de résoudre les problèmes politiques qui se cachent derrière le conflit.
Les pourparlers actuels de cessez-le-feu sont les 6èmes des 63 dernières années. Il y a également eu de nombreuses discussions informelles. Les négociations passées ont échoué parce que le gouvernement birman a toujours refusé de discuter sérieusement des problèmes politiques qui sont la cause du conflit.
En tant que réfugiés Karen, nous savons qu'il n'est pas prudent de retourner dans notre patrie, sans une solution politique qui assure qu'il y aura la paix et où nos droits et notre culture seront protégés. Nous avons vu comment les violations des droits humains ont continué dans d'autres régions de Birmanie où il y a des trêves, et comment la dictature a utilisé le cessez-le-feu pour prolonger son contrôle et essayer d'affaiblir les partis politiques ethniques qui défendent le peuple. Un cessez-le-feu seul s'attaque aux symptômes et non aux causes. Un dialogue politique doit s’établir pour trouver une solution politique permanente.
Le gouvernement militaire dit qu'il veut parler de paix, mais il attaque encore des villages Karen, exécute toujours des villageois désarmés, et a récemment emprisonné Mahn Nyein Maung, un haut dirigeant KNU.
Nous allons faire les demandes suivantes:
• Un cessez-le-feu à l'échelle nationale
• Un dialogue pour une solution politique qui garantit les droits ethniques et culturels.
• Cesser d'attaquer les Karen et tous les groupes ethniques
• Arrêter les actions militaires dans les zones ethniques
• Arrêter les violations des droits humains
• Libérer tous les prisonniers politiques, y compris Mahn Nyein Maung
Tous les Karen veulent la paix, mais pas la paix au prix de capitulation qui nous laisse sans défense contre les atteintes aux droits humains et l'oppression.
Il doit y avoir une solution politique qui garantit les droits ethniques et qui protège la culture ethnique. Il doit y avoir une solution politique où le peuple de Birmanie peut vivre paisiblement côte à côte, différents mais égaux.
Pour plus d'informations:
Zoya Phan +447738630139 (UK)
Mahn-Denis Saw Htoo +60197778303 (Malaisie)
Saw Thein Lat +66816204486 (Thaïlande)
Mahn Thaung Tin +1315368 4315 (Etats-Unis)
Saw Lwin Oo 614 123 44 009 (Australie)
Contexte:
Plus d'une centaine de milliers de Karen vivent dans des camps de réfugiés à la frontière en Thaïlande et des dizaines de milliers d'autres ont été réinstallés dans le monde par les Nations Unies. Nous avons fui les attaques et les violations des droits humains de l'armée birmane. La KNU a d'abord pris les armes pour défendre le peuple en 1949. Le conflit est désormais considéré comme étant la plus longue guerre civile au monde.
Les précédentes discussions officielles sur une trêve ont eu lieu en avril 1949, février 1960, août 1963, décembre 1995, décembre 2003-mai 2005 (7 réunions au total, de 2003-2005). En janvier 2004, un cessez-le-feu a été décidé entre le Général Bo Mya et le Général Khin Nyut. Il a été violé par l'armée birmane et a pris fin lorsque Khin Nyut fut arrêté en octobre 2004. L'Union Nationale Karen a fait des centaines d'appels de négociations de cessez-le feu lors des 63 dernières années, presque tous ont été complètement ignorés. La KNU a également mis en place deux cessez-le-feu unilatéral d'une journée lors du UN Day of Peace, le jour de la Paix par le Nations Unies, mais l’armée birmane a ignoré tous les appels à rejoindre le cessez-le-feu.
traduction ASB 12-01-2012 le communiqué en anglais>>>
et lire l'article de Libération>>>