Birmanie: Les opposants molestés
JDD_10 avril 2008
Le principal parti d'opposition birman a déclaré que les partisans du "non" au référendum constitutionnel organisé par la junte le 10 mai prochain, avaient été agressés et que leur matériel de campagne avait été saisi. Selon le porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), au moins trois militants du parti ont été agressés par des inconnus alors qu'ils faisaient campagne contre le référendum à Rangoun, la principale ville du pays. "Il est devenu évident que le référendum à venir ne peut pas être libre et équitable", a déclaré le comité exécutif du parti en réclamant l'envoi d'observateurs étrangers, dont des représentants des Nations unies.
Birmanie: Le référendum fixé au 10 mai
JDD_9 avril 2008
La junte militaire birmane a fixé au 10 mai la date du référendum sur la nouvelle constitution qu'elle a préparée, a rapporté mercredi la télévision d'Etat de Birmanie. Elle a annoncé la mise en vente immédiate de copies de ce texte, que les gouvernements occidentaux ont dénoncé par avance comme un mascarade des militaires, au pouvoir depuis plus de 40 ans, pour renforcer leur emprise sur le pays.
Birmanie: la junte militaire publie son projet de constitution
AP_9 avril 2008
La junte militaire a publié mercredi le texte de son projet de constitution qui doit être soumis à un référendum populaire le mois prochain. Le document de 194 pages et 457 articles a été mis en vente dans les librairies à 1.000 kyat (0,64 euro) l'exemplaire. Le texte a été rédigé sous l'impulsion de la junte militaire au pouvoir et sans aucune contribution du mouvement pro-démocratie. Ses opposants y voient un moyen pour la junte de renforcer son contrôle sur le pays et de maintenir à l'écart la figure de l'opposition Aung San Suu Kyi. La junte a annoncé en février la tenue du référendum sur le texte, qui doit être suivi par une élection générale en 2010. Les dates exactes n'ont pas été précisées.
Thaïlande: 54 clandestins birmans retrouvés morts d'asphyxie dans un camion
Romandie_9 avril 2008
Cinquante-quatre clandestins birmans sont morts d'asphyxie dans le camion qui leur faisait franchir la frontière thaïlandaise pour aller travailler sur l'île touristique de Phuket, ont annoncé jeudi les autorités locales thaïlandaises. Soixante-sept personnes ont survécu à ce drame survenu dans la province du Ranong, dans le sud de la Thaïlande, non loin de la Birmanie. Le groupe était caché à l'arrière d'un camion frigorifique transportant habituellement des fruits de mer. Cent vingt-et-une personnes voyageaient ainsi debout dans la chambre froide verrouillée de 2,20m sur 6m.
 
"J'ai cru que tout le monde allait mourir", a affirmé à l'Associated Press l'un des rescapés, Saw Win, 30 ans, détenu par les policiers. "J'ai cru que j'allais mourir. Si le camion avait continué une demi-heure de plus, je serais certainement mort", a-t-il ajouté. Vingt-et-un des clandestins ont été hospitalisés tandis que les 46 autres ont été arrêtés pour être interrogés. La police recherchait le conducteur du poids lourd et les membres du réseau soupçonné d'avoir arrangé le passage. Le propriétaire du camion, qui a été interpellé et interrogé, a déclaré ignorer que son véhicule était utilisé par des passeurs, selon la police. Il n'a pas été placé en état d'arrestation.
 
Selon les premiers éléments de l'enquête, une défaillance du système de climatisation serait à l'origine de la mort de ces 54 Birmans -37 femmes et 17 hommes-mercredi soir. La température atteignait les 34 degrés Celsius dans la province. Les travailleurs clandestins avaient payé 10.000 bahts (199 euros; 314 dollars) pour être conduits jusqu'à Phuket, selon les survivants.
 
Ces derniers ont déclaré avoir quitté la Birmanie mercredi soir à bord d'un bateau de pêche pour se rendre dans la province de Ranong, à quelque 460km au sud de Bangkok. Plus d'un million de Birmans sont autorisés à travailler en Thaïlande, mais environ un million de plus travaillent illégalement dans le pays, principalement dans les pêcheries et la construction. De nombreux travailleurs clandestins en Thaïlande viennent aussi des autres pays pauvres voisins, le Cambodge et le Laos. Dépourvus de protection légale, ils sont souvent exploités sans vergogne.
 
Il n'est pas rare que des immigrants clandestins voyageant dans des conditions particulièrement dangereuses périssent avant d'atteindre leur destination, que ce soit en bateau en Méditerranée par exemple ou dans un véhicule, comme les 58 Chinois retrouvés morts en 2001 dans un camion à Douvres, en Grande-Bretagne. Le trafic d'êtres humains fait la fortune de passeurs souvent organisés en puissants réseaux.
Source: Euro-Burma Office www.euro-burma.eu