Aung San Suu Kyi fête ses 65 ans enfermée samedi 19 juin 2010 L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, dissidente la plus célèbre du monde, détenue pendant 15 des 21 dernières années, a fêté ses 65 ans en résidence surveillée. Les appels à sa libération se multiplient à travers le monde. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la tsr.ch + l'interview de Claude Schauli
"Envoyez un message de solidarité à
Aung San Suu Kyi à l'occasion de son anniversaire le 19 juin 2010"
choisissez votre propre carte postale et envoyez-la à
Daw Aung San Suu Kyi p.a. Mission Permanente de l'Union du Myanmar 47, avenue Blanc 1202 Genève
Quelques mots suffisent, par exemple :
”Chère Madame Aung San Suu Kyi, je vous souhaite un bon anniversaire et vous prie de recevoir à cette occasion toute ma considération et mon soutien.”
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NB : Il ne faut pas se leurrer, les cartes postales ne seront jamais acheminées jusqu’à Aung San Suu Kyi à Rangoun, mais le but est d’encombrer la boîte aux lettres de la Mission Permanente de l’Union du Myanmar ici en Suisse. Donc, n'hésitez pas à le faire savoir plus loin !
Aung San Suu Kyi refuse d'enregistrer son parti, la LND avant les élections promises par la junte cette année car elle considère les récentes lois électorales "injustes" 23 mars 2010 - RANGOUN - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi refuse l'enregistrement de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avant les élections promises par la junte cette année car elle considère les récentes lois électorales "injustes", a indiqué mardi son avocat.
La junte s'est attirée les foudres de la communauté internationale en promulguant début mars des lois qui préparent les premières élections législatives depuis 20 ans, et qui obligent notamment le parti à exclure la dissidente de ses instances.
La junte du généralissime Than Shwe a en effet interdit aux détenus d'appartenir à un parti, une mesure qui oblige la LND à exclure Mme Suu Kyi, puisqu'elle purge actuellement une peine de 18 mois de résidence surveillée.
A défaut d'obéir à cette loi, le premier parti de l'opposition serait dissous.
Mme Suu Kyi "dit qu'elle n'acceptera jamais l'enregistrement (du parti) sous des lois injustes", a indiqué Nyan Win, avocat et porte-parole de la LND.
"Mais son attitude personnelle n'est pas de donner des ordres ou des instructions à la LND. Elle a demandé à la LND de décider démocratiquement", a-t-il ajouté, laissant entendre que la décision finale devrait dépendre du vote des membres du Comité central exécutif du parti.
La LND avait indiqué récemment qu'elle déciderait formellement le 29 mars de participer ou non aux élections. La date du scrutin n'a pas encore été annoncée, mais il doit se tenir cette année.
Début mars, la junte birmane avait nommé les 17 membres de la commission électorale, sans faire mystère de sa volonté de contrôler entièrement le processus. Elle a aussi publié une loi qui annule les élections de 1990, remportées brillamment par la LND mais que les militaires n'avaient jamais accepté de reconnaître.
L'ensemble de ces textes avaient provoqué une indignation générale au sein de la communauté internationale, qui a dénoncé l'absence de crédibilité du processus électoral.
Mais la situation soulève d'importantes questions pour la LND, sa survie politique et son avenir.
"La LND doit décider si elle s'adapte à une situation profondément injuste et essaye de participer, ou si elle garde ses principes intacts et continue d'être exclue" du jeu politique, a relevé David Mathieson, pour l'organisation Human Rights Watch (HRW).
L'analyste a confirmé les rumeurs de débats intenses, sur ce dossier, au sein du parti de la prix Nobel de la paix.
"Je ne crois pas que nous saurons ce qu'ils vont faire avant qu'ils ne le décident eux mêmes", a ajouté David Mathieson. Cette situation "peut unir le parti, provoquer sa scission ou le forcer à se réorganiser".
Win Min, analyste birman et militant pro-démocratie, a quant à lui estimé que le parti devrait probablement respecter la position de sa figure de proue.
"Ce serait difficile pour les membres de la LND d'aller contre son opinion. Mais certains d'entre eux pourraient vouloir participer (...), peut-être en créant un autre parti, avec une autre stratégie", a-t-il estimé.
en savoir plus par the Irrawaddy
le recours d'Aung San Suu Kyi a été rejeté... 26 février 2010 La Birmanie a continué d'ignorer vendredi les appels de la communauté internationale pour la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, en confirmant sa condamnation à 18 mois d'assignation à résidence alors que se profilent les premières élections dans le pays depuis 20 ans.
La cour suprême a rejeté le recours de ses avocats, qui soulevaient notamment des arguments constitutionnels et peuvent encore poursuivre la procédure avec un appel au président de la plus haute institution judiciaire. "Nous ignorons pourquoi le recours a été rejeté", a commenté Nyan Win, un des conseils de l'opposante et porte-parole de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
Procédure scabreuse
Potentiellement, la procédure peut encore durer plusieurs mois. La lauréate du prix Nobel de la paix, 64 ans, avait été condamnée en août 2009 à trois ans de réclusion et de travaux forcés pour avoir brièvement hébergé un Américain qui avait réussi à nager jusqu'à son domicile, situé sur les rives d'un lac.
La sanction avait été immédiatement commuée en une prolongation de la résidence surveillée à laquelle elle est astreinte sans discontinuer depuis 2003. Une cour d'appel a confirmé la sentence en octobre.
Cette nouvelle décision ne manquera pas de susciter une vague de protestations de la communauté internationale, qui demande des gages d'ouverture avant les élections promises dans les prochains mois et réclame la libération de Suu Kyi, privée de liberté pendant plus de 14 des 20 dernières années.
"Pas une surprise"
"Ce n'est pas une surprise", a reconnu l'ambassadeur de France à Rangoun, Jean-Pierre Lafosse, présent à la cour. "Elle devrait être libérée immédiatement, c'est l'une des conditions pour une véritable réconciliation nationale". Deux femmes qui vivent avec la dissidente ont elles aussi vu leur condamnation confirmée vendredi.
Le verdict est d'autant moins surprenant que le ministre de l'Intérieur Maung Oo avait récemment fait état d'une possible libération de l'opposante en novembre, soit au terme de sa peine actuelle. Il confirme en tout cas que le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte, n'a pas voulu prendre le risque de libérer quelques mois avant les élections une militante qu'il sait infatigable et indomptable.
"Than Shwe avait déjà décidé du verdict et aucun juge n'aura le courage de le modifier", a regretté Aung Din, directeur exécutif de l'organisation US Campaign for Burma, basée aux Etats-Unis. "Le système judiciaire en Birmanie n'est qu'un élément du mécanisme d'oppression du régime".
Aung San Suu Kyi a pour l'instant refusé de se prononcer sur la participation ou non de sa formation aux élections, dont les dates sont inconnues, et que la communauté internationale craint qu'elles ne soient qu'un simulacre visant à légitimer le maintien des militaires au pouvoir.
afp/bkel pour en savoir plus rendez-vous sur le site tsr info.ch en cliquant ici
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La junte multiplie les signes contradictoires depuis six mois.
En dépit de sa condamnation, Aung San Suu Kyi a repris un début d'activité politique en s'entretenant avec l'officier de liaison de la junte et des diplomates étrangers, et en obtenant l'autorisation de rendre visite aux cadres de la LND.
Simultanément, plusieurs dissidents écopaient de lourdes peines,pendant que le numéro 2 de la LND Tin Oo, arrêté avec Suu Kyi en 2003, était libéré.
La semaine dernière, un envoyé spécial de l'ONU en visite en Birmanie n'a pas été autorisé à la voir. Washington, qui a entamé l'an passé un dialogue politique avec les militaires après plus de dix ans de silence, a plusieurs fois déploré l'absence de résultat de sa politique d'ouverture.
Le mauvais frère d'Aung San Suu Kyi... 09.02.2010 | Andrew Buncombe | Le Prix Nobel de la paix a, une fois de plus, maille à partir avec la justice. Mais l'affaire que ses avocats vont devoir défendre est quelque peu triviale. Le frère de leur cliente s'oppose à la conduite de réparations dans leur maison familiale. La junte au pouvoir ne serait pas complètement étrangère à la querelle.
Aung San Suu Kyi est la fille du leader de la libération birmane, le général Aung San. C’est lui qui a négocié l’indépendance de la Birmanie en 1947. Elle a deux frères dont l'un est mort accidentellement alors qu'elle était encore enfant.
Depuis qu'elle est assignée à résidence dans sa maison délabrée de Rangoon, Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition à la junte birmane, a connu l'isolement, la frustration et le chagrin. Les efforts déployés inlassablement par ses avocats en vue de la libérer sont restés vains. Mais, cette semaine, ces derniers vont retourner au tribunal pour l'une des affaires les plus étranges qu'ils aient jamais eu à plaider : ils font appel d'une décision de justice interdisant à Mme Suu Kyi de faire des travaux dans sa maison, pourtant en très mauvais état. Une affaire d'autant plus étonnante que l'homme qui tente d'empêcher la lauréate du prix Nobel de réparer son toit n'est autre que son frère, qui vit aux Etats-Unis.
Cette bagarre improbable entre Mme Suu Kyi et Aung San Oo, son seul frère encore en vie, remonte à 1988, quand leur mère, Khin Kyi, vivant dans cette maison blanche de style colonial située rue de l'université à Rangoon, a eu un accident vasculaire cérébral. La santé de leur mère, épouse d'Aung San, figure de l'indépendance, et ancienne ambassadrice de Birmanie en Inde et au Népal, s'étant aggravée, Mme Suu Kyi est rentrée en Birmanie (elle résidait à Oxford) pour s'occuper d'elle. Neuf mois plus tard, sa mère a une nouvelle attaque. Elle meurt fin décembre, alors que le mouvement pour la démocratie, encore à ses débuts, venait d'organiser des manifestations dans tout le pays, qui s'étaient soldées par la mort de près de 6 000 militants. Mme Suu Kyi avait rencontré des étudiants contestataires quand ils amenaient leurs camarades blessés à l'hôpital où elle veillait sur sa mère. Ainsi, de proche en proche, elle avait pris fait et cause pour le mouvement. Elle avait commencé à prendre la parole devant des foules immenses et ne tarda pas à être reconnue comme la digne héritière de son père, la nouvelle championne de la liberté en Birmanie [ou Myanmar comme elle venait d'être rebaptisée].
Selon l'avocat de Mme Suu Kyi, M. San Oo a assuré qu'elle pourrait continuer à vivre dans la maison familiale aussi longtemps qu'elle le voudrait, à ceci près qu'en cas de vente elle ne recevrait que la moitié de la transaction. Cette question n'a plus été évoquée jusqu'en 2000, lorsque le frère de Mme Suu Kyi, qui avait alors pris la nationalité américaine et émigré vers la Californie avec son épouse birmane, a engagé une action en justice devant la Haute Cour de Rangoon pour demander que la maison soit divisée. A cette occasion, les avocats de Mme Suu Kyi ont réussi à déjouer les projets de son frère, mais dès l'année suivante M. San Oo lui intentait un nouveau procès. L'affaire suit son cours. Le comportement de cet ingénieur de 64 ans contrarie bon nombre des partisans de Mme Suu Kyi. La semaine dernière, une organisation de moines bouddhistes a annoncé avoir "excommunié" M. San Oo, lui interdisant de faire des offrandes, qui, pour les bouddhistes de l'école Theravada, permettent aux fidèles de les aider à accéder au nirvana. Une décision vouée à faire grand bruit dans un pays aussi pieux que le Myanmar. En prenant cette sanction religieuse à l'encontre de M. San Oo et de sa femme, l'Organisation des moines de Birmanie en a fait des parias. En 2007, des groupes de moines avaient ainsi ostracisé de hauts responsables de la junte birmane et ordonné à tous les moines de refuser leurs aumônes. Cette organisation a déclaré qu'elle avait adressé un message à M. San Oo, l'enjoignant de renoncer à ses poursuites judiciaires avant le 31 janvier. Face à son silence, les moines ont mis leur menace à exécution.
Reste à savoir quelles sont les réelles motivations du frère de Mme Suu Kyi. En 2000, quand il a intenté son premier procès à sa sœur, beaucoup ont affirmé qu'il était téléguidé par la junte birmane. En effet, il semblerait que M. San Oo ait bénéficié de privilèges de la part du régime. En 2005, on apprenait qu'il se faisait construire une maison près de la cité antique de Bagan. Alors que la loi birmane interdit aux étrangers de posséder des biens immobiliers au Myanmar, le frère de Mme Suu Kyi avait obtenu un permis de construire, signé en haut lieu, et il avait l'intention de passer l'hiver dans sa propriété. Mme Suu Kyi elle-même n'a pas fait le moindre commentaire sur l'offensive judiciaire menée par son frère. On peut supposer que c'est pour elle une grande source de tristesse et d'indignation, même si l'excommunication de la semaine dernière aura au moins le mérite de la rassurer quant au fait que la plus puissante institution après l'armée – la Sangha [communauté] bouddhiste, qui a pris la tête de la "révolution de safran" en 2007 – lui apporte toujours un soutien sans faille.
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Aung San Suu Kyi serait libérée en novembre... 25 janvier 2010 - RANGOUN (Reuters) - La militante politique Aung San Suu Kyi sera libérée en novembre, a déclaré le ministre birman de l'Intérieur selon des témoins, une échéance qui l'exclurait sans doute des élections prévues cette année.
La première opposante à la junte militaire birmane est assignée à résidence chez elle depuis de nombreuses années.
Le général Maung Oo, ministre de l'Intérieur, a tenu ces propos lors d'une réunion le 21 janvier à Kyaukopadaung, une ville située à quelque 560 km au nord de l'ancienne capitale Rangoun, selon trois participants qui ont requis l'anonymat.
Il n'a pas été possible de vérifier l'information de source indépendante.
Aung San Suu Kyi pourrait être ainsi libérée un mois après les élections parlementaires que la junte compte organiser en octobre, selon la plupart des observateurs.
La lauréate du prix Nobel de la paix a passé 14 des 20 dernières années en détention. Son assignation à résidence a été prolongée de 18 mois en août parce qu'un ressortissant américain s'était introduit chez elle, où il n'était pas invité.
Cette nouvelle condamnation, intervenue alors que l'assignation à résidence de la militante de 64 ans touchait à sa fin, avait entretenu le scepticisme quant aux intentions de la junte en vue des élections. L'incident remontait à mai 2009, également avant la fin d'une période d'assignation.
ÉCONOMIE DE MARCHÉ
Les élections que la junte compterait organiser en octobre seraient les premières depuis celles de 1990 qui avaient abouti à une écrasante victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Suu Kyi. Les militaires avaient refusé de reconnaître les résultats.
Selon les témoins, le général Maung Oo a déclaré devant des responsables que le vice-président de la LND, Tin Oo, serait libéré le 13 février. Ancien ministre de la Défense, général retraité, Tin Oo, 82 ans, est détenu depuis plus de dix ans.
La junte souhaite en outre s'orienter vers une économie de marché ouverte sur l'extérieur après avoir organisé des élections "libres et équitables", a ajouté Maung Oo.
Pour la LND, il est crucial que Tin Oo et Aung San Suu Kyi soient libérés avant les élections. "Le plus important, c'est qu'ils doivent être libérés à temps pour oeuvrer à la réconciliation nationale", a dit un responsable, Khin Maung Swe.
La junte n'a pas encore fixé officiellement de date pour les élections, dont elle a promis aux Etats-Unis et à ses voisins asiatiques qu'elles seraient libres, équitables et ouvertes.
La LND ne s'est pas prononcée sur sa participation à ce scrutin. Les généraux le présentent comme un pas vers une démocratie multipartite là où l'opposition ne voit qu'un simulacre devant leur permettre de garder le pouvoir.
Plusieurs pays dont les Etats-Unis tentent d'inciter la Birmanie à faire sa transition démocratique et envisagent de revoir leur politique à son encontre, après des années de sanctions et d'embargos.
voir aussi le site de Euronews en cliquant ici
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Communiqué de l'Association Suisse-Birmanie 19 juin 2009
Aung San Suu Kyi condamnée et privée de liberté pour 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence ! C’est une condamnation à mort pour la démocratie en Birmanie !
L’Association Suisse-Birmanie, conjointement avec les organisations européennes, condamne fermement aujourd'hui la dictature militaire birmane sur cette décision illégale. Aung San Suu Kyi a été reconnue coupable et est condamnée à trois ans de détention pour avoir enfreint les termes de son assignation à domicile après qu’un Américain, John Yettaw, a nagé jusqu’à sa maison et a refusé de quitter les lieux. Dans un décret spécial lu par le ministre de l’Intérieur, le chef de la junte Than Shwe, a commué la peine en 18 mois de résidence surveillée. Cette réduction de peine ne doit en aucun cas être considérée comme une inflexion ou un signe de bonne volonté de la junte. Au contraire le pouvoir birman cherche à donner l’illusion d’une peine clémente tout en atteignant son objectif ultime : empêcher toute participation de la leader de l’opposition aux élections de 2010 et au processus politique. Pour sa part, John Yettaw a été condamné à sept ans de travaux forcés. Aung San Suu Kyi a été en détention pendant plus de 13 des 19 dernières années. La diplomatie douce de l'ONU et des pays d'Asie, l’ASEAN, a échoué. Un embargo sur les armes est le moyen le plus efficace de montrer que la dictature militaire ne doit plus défier la communauté internationale. D’ailleurs, dans un communiqué publié à Bruxelles aujourd’hui, l'Union européenne condamne unanimement le verdict rendu contre Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et lauréate du prix Nobel de la paix, et le procès injustifié dont elle a fait l'objet. L'UE demande instamment aux autorités de la libérer immédiatement et sans conditions, poursuit la déclaration. L'UE répondra par de nouvelles mesures ciblées à l'encontre des responsables de ce verdict. Elle renforcera encore les mesures restrictives qu'elle a prises et qui visent le régime de la Birmanie/du Myanmar, y compris ses intérêts économiques, avertit la présidence suédoise. Que répondra le gouvernement suisse à notre demande de prise de position à cet égard ? Pour en savoir plus, nous vous conseillons un site en anglais qu’une équipe de chercheurs de l’université d’Harvard avait publié en avril dernier. Il s’agit d’un rapport recensant les preuves établies par les agences des Nations unies de crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis par le régime. • Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) condamne le verdict prononcé ce jour, à savoir la prolongation de 18 mois de l’assignation à résidence à l’encontre de Daw Aung San Suu Kyi. lire le communiqué de presse
• 19:30 le journal de la tsr.ch - Nouvelle assignation à résidence pour Aug San Suu Kyi: commentaire de Claude Schauli, membre fondateur de l'Association Suisse-Birmanie voir les images du TJ
• 19:30 le journal de la tsr.ch - L'opposante birmane Aug San Suu Kyi est à nouveau assignée à résidence pour une durée de 18 mois voir les images du TJ • Le Conseil de l'Union européenne adopte des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre de la Birmanie/du Myanmar Lire le texte
Aung San Suu Kyi atteint 14 ans de détention ce 24 octobre 2009 ! L’Association Suisse-Birmanie s’associe à Burma Campaign UK qui a appelé aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies et la communauté internationale à redoubler d'efforts pour obtenir la libération d’Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques en Birmanie. Ce 24 octobre, Aung San Suu Kyi atteint un total de 14 ans en détention, pour la plupart en résidence surveillée. Le 11 août 2009, après un simulacre de procès, Aung San Suu Kyi a été condamnée à 18 mois supplémentaires d'assigantion à résidence. Sa période de détention arrivera à échéance en février 2011. En dépit d'un tollé international, aucune action concrète n'a été entreprise pour assurer sa libération. «Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, doit mobiliser la communauté internationale pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques», a déclaré Mark Farmaner, directeur de Burma Campaign UK. «Aung San Suu Kyi a réussi à utiliser les sanctions comme moyen de pression pour convaincre les généraux de reprendre le dialogue, mais jusqu'à présent nous n'avons que des fonctionnaires de bas niveau pour parler de négociations. Aung San Suu Kyi a besoin de notre soutien pour faire pression sur les généraux et pour entamer un véritable dialogue.»
Avant les élections, la dictature a augmenté les arrestations et le harcèlement des militants de la démocratie, et a veillé à ce qu’Aung San Suu Kyi reste en détention pendant la période des élections. Elle intensifie également l'escalade des attaques contre les populations ethniques.
En dépit des massacres et de l'instabilité croissante qui ont lieu dans les zones ethniques, et le maintien en détention d’Aung San Suu Kyi et de plus de 2100 prisonniers politiques, une grande partie de la communauté internationale semble prête à ne rien faire et à attendre de voir si un tout petit changement viendra des «élections» l'an prochain ! «Il doit y avoir un sentiment d'urgence sur ce qui se passe en Birmanie», a déclaré Mark Farmaner. «Aung San Suu Kyi va passer encore une année en détention. Les généraux défient la communauté internationale et continuent d’aller de l'avant avec une élection et une constitution qui pourraient les faire rester au pouvoir pendant des décennies encore. C'est un mythe qu’ils ne sont pas vulnérables à la pression, ils sont vulnérables, mais la bonne pression n'a jamais été appliquée. Les belles paroles ne suffisent plus, nous devons agir.» Burma Campaign UK lance un appel pour trouver les moyens qui pourraient être utilisés pour persuader les généraux birmans à entamer un dialogue authentique avec Aung San Suu Kyi et les représentants ethniques. Ceux-ci devraient inclure la pression diplomatique, des sanctions économiques ciblées, une authentique pression telle qu'une commission d'enquête onusienne sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par la dictature, et un embargo mondial sur les armes.
Pour lire le communiqué de Burma Campaign UK en anglais, cliquez ici
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Aung San Suu Kyi de retour sur la scène politique de Didier LAURAS (AFP)_11 octobre 2009 Maintenue en détention par la junte birmane, Aung San Suu Kyi a initié en une semaine un double dialogue avec les militaires et les pays occidentaux, retrouvant un rôle politique qu'elle avait ces derniers mois complètement perdu. Alors qu'a été confirmée le 2 octobre sa condamnation à 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, la figure de proue de l'opposition semble être redevenue un interlocuteur à Rangoun après une semaine vertigineuse, au regard de l'immobilisme des derniers mois. "Elle est politiquement active. Elle a un rôle à jouer en Birmanie", résume Win Min, militant pro-démocratie et chercheur à l'université de Chiang Maï, en Thaïlande. Mme Suu Kyi a rencontré Aung Kyi, ministre du Travail et officier de liaison du régime, à deux reprises alors qu'ils ne s'adressaient plus la parole depuis janvier 2008. Elle a ensuite débattu des sanctions occidentales avec des diplomates américain, australien et européen. "Elle était très impliquée, très intéressée à aller dans le détail de tout ce qu'elle voulait aborder, et elle a fait preuve comme toujours de beaucoup d'éloquence", a relevé sur la BBC Andrew Heyn, ambassadeur de Grande-Bretagne, qui représentait l'UE lors de l'entretien. L'opposante avait proposé fin septembre, dans une lettre au généralissime Than Shwe, d'intervenir auprès des Occidentaux pour aider à lever les sanctions contre la Birmanie. Contre toute attente, l'homme fort de Naypyidaw a accepté. "Elle voudrait jouer un rôle majeur dans les relations entre la junte et les Etats-Unis. (Les militaires) pourraient être prêts à le permettre jusqu'à un certain point," estime Derek Tonkin, ancien diplomate britannique. Les militaires ont promis des élections en 2010, les premières depuis celles de 1990 que la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi avait remportées. La plupart des observateurs ont jusqu'à présent considéré qu'elles ne seraient qu'un simulacre. Mais Than Shwe, estiment-ils, veut sans doute utiliser l'opposante, qu'il déteste, pour redorer un peu son image. "Than Shwe est le seul qui prenne toutes ces décisions", estime Win Min, évoquant à la fois le maintien en détention de Suu Kyi et sa relative liberté de mouvement. "Il veut de la légitimité pour les élections. Une façon d'en obtenir est de donner (à Suu Kyi) un peu de liberté". L'opposante a en tout cas repris du service dans une atmosphère modifiée par la récente décision américaine de discuter avec la junte. Et Nyan Win, porte-parole de la LND, affirme qu'elle peut jouer un rôle croissant. "Sa rencontre avec les diplomates constitue le commencement de son rôle politique, car les sanctions elles-mêmes sont affaire de politique", a-t-il expliqué à l'AFP. "Aung San Suu Kyi a le droit de faire de la politique. Cela n'est pas lié au fait qu'elle soit ou non assignée à résidence". La prudence reste évidemment de mise, vis-à-vis d'un régime qui a déjà donné dans le passé des gages de bonne volonté avant de refermer violemment les portes du dialogue. Un signe fondamental de progression serait une rencontre entre Aung San Suu Kyi et Than Shwe, qui ne se sont pas rencontrés depuisplusieurs années. lire l'article
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