13 janvier 2012   Hla Hla Win  Hla Hla Win est libre !

Hla Hla Win, collaboratrice à DVB, "La prisonnière" de RSF Suisse

Hla Hla Win  RSF Suisse

Vidéaste birmane indépendante, Hla Hla Win travaillait pour la chaîne radio-tv clandestine « The Democratic Voice of Burma ».

Le 11 septembre 2009, elle est arrêtée et condamnée à 27 ans de prison pour avoir interviewé des moines dans un monastère du centre du pays. 

son histoire est à retrouver dans les articles ci-dessous, ainsi que la vidéo ci-jointe:

Vingt-sept ans de prison pour avoir osé informer

La section suisse de Reporters sans frontière s’engage en faveur de la libération d’une jeune journaliste birmane


Yannick Van der Schueren | 30.01.2011
| publié par la Tribune de Genève

Arrêtée en Birmanie en septembre 2009, Hla Hla Win, collaboratrice de la radio et télévision clandestine The Democratic Voice of Burma, basée en Norvège, purge une peine de 27 ans de prison. Le crime de cette journaliste aujourd’hui âgée de 26 ans? Avoir interviewé des moines mécontents de la politique de la junte militaire dans un monastère du centre du pays.

A l’occasion de la 10e session de l’Examen périodique universel qui se tient à Genève jusqu’au 4 février et dont le but est d’évaluer la situation des droits de l’homme dans seize Etats, dont la Birmanie, la section suisse de Reporters sans frontière (RSF) a décidé de s’engager en faveur de la libération de Hla Hla Win. L’ONG répond ainsi à la recommandation du Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, qui appelle toute personne vivant en démocratie «à utiliser sa liberté pour promouvoir celle des autres».

Cela fait plus d’un an maintenant que la jeune femme croupit dans une cellule insalubre de la prison de Khatar, à plus de mille kilomètres au nord de l’ex-capitale, Rangoon. Pour protester contre sa détention, Hla Hla Win a mené une grève de la faim durant plusieurs jours. En vain. Après une hospitalisation en raison de son état de santé alarmant, elle a été renvoyée derrière les barreaux.

Sa famille, opposée à son engagement politique, ne la soutient ni moralement ni matériellement depuis son incarcération, rapporte RSF France. Ses parents auraient même fait publier une annonce dans un journal gouvernemental pour désavouer leur fille, précise encore l’organisation.

Né en 1984, Hla Hla Win étudiait l’économie; elle venait tout juste de commencer à enseigner. Cette jeune femme s’est rapidement engagée en faveur des enfants déshérités, puis des malades du sida. C’est au cours de la révolution de safran en septembre 2007 qu’elle prend conscience de la nécessité de s’engager politiquement.

«Même si elle croit au dialogue entre le parti d’Aung San Suu Kyi et les forces armées, elle voulait s’impliquer davantage pour faire bouger les choses», expliquait une de ses amies rencontrée par RSF. Hla Hla Win fait partie de la nouvelle génération de journalistes birmans prêts à prendre tous les risques pour donner une information digne de ce nom. Mais aujourd’hui, elle en paie le prix fort.

Depuis la révolution de safran, les forces de l’ordre traquent les citoyens qui envoient des images aux médias en exil et aux mouvements d’opposition. Près d’une vingtaine de journalistes et blogueurs ont ainsi été arrêtés ces trois dernières années par la police ou l’armée. Ils risquent tous des peines de prison en vertu de l’article 33 (A) de l’Electronic Act pour avoir envoyé des informations par Internet.

article à retrouver ici >>>



Une collaboratrice de la Democratic Voice of Burma condamnée à vingt ans de prison : un "verdict effrayant" 

Publié le 5 janvier 2010

"En cette année électorale, on espérait une ouverture et des gestes de clémence de la part de la junte militaire, mais cette condamnation extrêmement lourde d’une jeune vidéaste Hla Hla Win et les récents propos menaçants du chef de la junte laissent peu d’espoir que les élections seront libres. Nous sommes indignés par cette peine de vingt ans de prison infligée à une femme de 25 ans", ont affirmé Reporters sans frontières et la Burma Media Association.

"Célébré par le documentaire Burma VJ, le travail très risqué des vidéastes birmans est crucial pour qu’une information indépendante de la propagande puisse être diffusée en Birmanie et à l’étranger. La communauté internationale et l’ASEAN doivent faire de la liberté de la presse l’une des conditions pour la reconnaissance des élections de 2010", ont ajouté les deux organisations partenaires.  

Interrogée par Reporters sans frontières et la Burma Media Association, la direction de la Democratic Voice of Burma (DVB) a déclaré que cette peine était "injuste" car Hla Hla Win n’a fait que "collecter des informations sur la situation en Birmanie, rien de plus".  

Au moins treize journalistes et blogueurs sont actuellement détenus en Birmanie, pour la plupart dans des conditions difficiles.  

Le 31 décembre 2009, une cour de Pakokku (30 kilomètres au nord de Bagan, centre du pays) a condamné à vingt ans de prison la vidéaste freelance Hla Hla Win, qui a notamment collaboré avec la DVB, pour violation de l’Electronic Act. L’un de ses amis qui l’accompagnait, Myint Naing, a quant à lui écopé de vingt-cinq ans de prison. Selon le média en exil Mizzima, les avocats basés à Pakokku ne souhaitaient pas défendre les deux accusés dans cette affaire "politique".  
Déjà, en octobre, Hla Hla Win avait été condamnée à sept ans de prison en vertu de l’article 51 de la loi sur l’Importation et Exportation car elle utilisait une moto non enregistrée. Au total, elle devra donc purger une peine de vingt-sept ans de prison ferme.  

La jeune vidéaste a été arrêtée, le 11 septembre 2009, alors qu’elle venait de se rendre dans un monastère de la région de Magwe. Pour protester contre sa détention, Hla Hla Win a mené une grève de la faim pendant plusieurs jours. Elle a dû être hospitalisée en raison d’une dégradation rapide de son état de santé.  

Née en 1984, Hla Hla Win a étudié l’Economie, avant de commencer à enseigner.  

Depuis la révolution de safran en septembre 2007, les forces de l’ordre traquent les Birmans qui envoient des images aux médias en exil et aux mouvements d’opposition. Depuis cette date, près d’une vingtaine de journalistes et blogueurs ont été arrêtés par la police ou l’armée.  

Dans son discours du 4 janvier à l’occasion de la fête de l’Indépendance, le général Than Shwe a demandé aux Birmans de faire le choix correct lors des élections qui vont se tenir en 2010. Les autorités n’ont pour l’instant donné aucune garantie pour les journalistes citoyens ou les correspondants des médias en exil lors des élections. Ils risquent tous des peines de prison en vertu de l’article 33 (A) de l’Electronic Act pour avoir envoyé des informations par Internet.

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Birmanie: une journaliste vidéo condamnée à 20 ans de prison

BANGKOK, 6 jan 2010 | Un tribunal en Birmanie a condamné à 20 ans de prison une journaliste vidéo qui travaillait avec une télévision à l'étranger, ont affirmé mercredi des organisations de défense des journalistes, nouvelle preuve de la constante répression des dissidents par le régime militaire.

AFP | 06.01.2010 | 11:59

Un tribunal en Birmanie a condamné à 20 ans de prison une journaliste vidéo qui travaillait avec une télévision à l'étranger, ont affirmé mercredi des organisations de défense des journalistes, nouvelle preuve de la constante répression des dissidents par le régime militaire.

L'information n'a pas été confirmée de source officielle.

Hla Hla Win, 25 ans, journaliste indépendante birmane, avait été arrêtée en septembre après s'être rendue dans un monastère bouddhiste à Pakokku (nord), ont indiqué Reporters sans frontières (RSF) et l'Association des médias birmans (BMA).

Un tribunal de Pakokku l'a condamnée le 31 décembre à 20 ans de prison pour violation de la loi sur l'électronique, après une précédente condamnation en octobre à 7 ans de prison pour utilisation d'une moto illégalement importée. Une peine de 26 ans de prison a été prononcée contre un homme qui l'accompagnait.

"Nous sommes outrées par la condamnation de cette jeune femme", ont indiqué les deux organisations dans un communiqué, précisant que la journaliste travaillait pour la télévision "Democratic Voice of Burma" (DVB), basée en Norvège.

"Les gens attendaient des signes d'ouverture et des gestes de bonne volonté de la junte militaire en cette année d'élections mais cette peine extrêmement sévère contre une vidéaste de 25 ans, et les récents commentaires menaçants du chef de la junte, laissent peu d'espoir sur le fait que ces élections seront libres", a ajouté le communiqué.

Le directeur du bureau d'Oslo de DVB a vivement protesté contre le jugement. "Ces lois ne sont que des excuses pour la punir du travail qu'elle effectuait comme journaliste (clandestin) en Birmanie", a déclaré à l'AFP Aye Chan Naing.

Le généralissime Than Shwe a demandé lundi à la population de faire le "bon choix" lors des élections promises pour cette année mais dont la date n'a pas été officiellement fixée.

De nombreux militants, moines, étudiants et journalistes ont été condamnés à de lourdes peines pour leurs rôles présumés dans les manifestations de 2007 contre le régime, et pour l'organisation d'opérations non-officielles d'aide aux victimes du cyclone Nargis, en mai 2008.

La figure de proue de l'opposition Aung San Suu Kyi a pour sa part été privée de liberté pendant plus de 14 des 20 dernières années.

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