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La LND est un parti politique birman qui a été fondé le 27 septembre 1988 par Aung San Suu Kyi et les anciens généraux Aung Gyi et Tin Oo après l'écrasement du soulèvement prodémocratique par le SLORC-State Law and Order Restoration Council (Conseil d'État pour la restauration de la Loi et de l'Ordre) le 18 septembre 1988.

Aung San Suu Kyi en est la secrétaire générale. Aux élections législatives birmanes du 27 mai 1990, le parti a obtenu 392 des 492 sièges, mais la junte militaire (Anciennement SLORC, aujourd'hui SPDC-State Peace and Development Council (Conseil d'État pour la Paix et le Développement) ne l'a pas laissé former un gouvernement. Peu après l'élection, le parti a été réprimé, mais plusieurs représentants élus ont échappé aux arrestations et ont formé le NCGUB-National Coalition Government of the Union of Burma (Gouvernement de coalition nationale de l’Union de Birmanie), poursuivant la lutte pour la démocratie et la liberté.

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Birmanie: Les nouvelles couleurs de l’opposition

AFP | 13.12.11 |

Céline Zund

Un paon couleur or, le bec tendu vers une étoile blanche. La presse birmane a diffusé lundi le nouveau symbole du parti de l’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi 

Un paon couleur or, le bec tendu vers une étoile blanche. La presse birmane a diffusé lundi le symbole du parti de l’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi.

Lors du vaste soulèvement démocratique de 1988 déjà, l’oiseau de combat était brandi par les étudiants en lutte contre la junte militaire au pouvoir. Après plus de vingt ans de répression, le drapeau de la LND peut se déployer officiellement: l’opposition est autorisée à intégrer le processus politique.

Ses dirigeants ont annoncé le mois dernier qu’ils comptaient présenter des candidats aux élections législatives partielles prévues dans la foulée d’une surprenante série de réformes entamées par Thein Sein. Le président birman a d’ailleurs qualifié cette décision de «signal positif».

Aung San Suu Kyi candidate

Aung San Suu Kyi, égérie du combat démocratique en Birmanie, comptera parmi ceux qui brigueront les 48 sièges vacants du parlement à une date qui reste encore inconnue. Toutefois, l’élan démocratique birman restera limité: les militaires tiennent les rênes et se réservent un quart des 664 sièges de l’assemblée.

Lors des élections législatives de 1990, alors que son leader était maintenu en résidence surveillée par le pouvoir, la LND remportait près de 60% des voix, une victoire écrasante annulée par la junte, bien décidée à se maintenir en place. Peu après, la répression s’abattait comme une chape de plomb sur les membres de l’opposition.

Le parti fut dissous par la junte après son boycott des élections législatives de 2010. Il protestait alors contre une loi qui interdisait aux individus condamnés par la justice de se présenter, empêchant de nombreux membres de l’opposition, dont Aung San Suu Kyi, récompensée en 1991 du Prix Nobel de la paix, de participer au scrutin.

L’abolition de cette règle par les autorités permet à présent à Aung San Suu Kyi et à d’autres opposants d’entrer sur la scène politique. Mais la «Dame», veuve d’un chercheur britannique, ne pourra probablement pas briguer la présidentielle: la loi birmane interdit à une personne dont un membre de la famille est citoyen d’un pays étranger de se présenter.

Le président birman U Thein Sein a demandé à l’armée de ne plus attaquer les Kachins, une minorité rebelle, dans l’extrême nord du pays, a indiqué son bureau lundi, alors que le pouvoir multiplie les discussions avec les groupes rebelles et dit privilégier la solution politique. Un autre responsable birman a expliqué sous le couvert de l’anonymat que les discussions se poursuivaient avec les Kachins, contre lesquels les combats ont redoublé de violence depuis cet été. (AFP)

Birmanie: des diplomates européens évoquent les sanctions avec Mme Suu Kyi

AFP | 15.03.11 |

Une trentaine de diplomates européens ont débattu mardi de la possible levée des sanctions contre la junte birmane avec la célèbre opposante Aung San Suu Kyi et d'autres partis de l'opposition, première réunion du genre sur un sujet qui est loin de faire l'unanimité.

Une trentaine de diplomates européens ont débattu mardi de la possible levée des sanctions contre la junte birmane avec la célèbre opposante Aung San Suu Kyi et d'autres partis de l'opposition, première réunion du genre sur un sujet qui est loin de faire l'unanimité.

Quelque 25 diplomates de l'UE dont neuf ambassadeurs venus de Bangkok, ainsi que six diplomates en poste à Rangoun, ont participé à cette réunion, selon Khin Maung Swe, chef de la Force démocratique nationale (NDF), fondée par des dissidents du parti de Mme Suu Kyi.

Le Parti démocratique (PD) et trois formations représentant les minorités ethniques assistaient aussi au débat. "Nous avons surtout parlé de la levée des sanctions. Ils ont demandé si le gouvernement en tirerait profit", a-t-il expliqué.

"Ils ne se sont pas mis d'accord sur quoi que ce soit, mais ils ont pris note. Ils avaient l'air d'y songer".

La libération, une semaine après les élections de novembre dernier, de Mme Suu Kyi après sept ans de résidence surveillée a relancé le débat sur les sanctions imposées par les Etats-Unis et l'UE pour punir les violations des droits de l'Homme dans le pays asiatique.

Le parti de l'opposante, la Ligue nationale pour la Démocratie (LND, dissous), avait appelé en février à une discussion avec les Occidentaux sur le dossier, prenant clairement ses distances avec les appels en faveur de leur levée lancés par le reste de l'opposition et des pays voisins de la Birmanie.

Mardi, la LND a indiqué "ne pas avoir de détails" à communiquer sur la réunion.

Le sujet, manifestement, continue de diviser l'opposition, dont les analystes soulignent qu'elle est extrêmement divisée et sur les objectifs, et sur les moyens de les atteindre.

"Chacun est resté sur ses positions", a relevé un diplomate, ajoutant que les discussions avaient aussi pour objectif de "créer des interactions" entre les protagonistes.

"Ils n'ont pas l'habitude de discuter entre eux et de négocier donc le dialogue n'est pas facile. Ce n'est pas dans leur culture", a-t-il ajouté, considérant qu'il s'agissait "déjà d'une performance en soi" de les avoir réunis.

Le groupe d'analyses et de réflexion (*) International Crisis Group (ICG) a récemment estimé que deux décennies de sanctions avaient échoué à impulser le moindre changement.

Les partisans des sanctions affirment qu'elles constituent la seule façon de faire pression sur les généraux, dans un pays qui compte 2.200 prisonniers politiques.

Mais leurs adversaires relèvent que plusieurs pays de la région, dont la Chine, l'Inde, la Thaïlande et la Corée du Sud, ont profité du vide laissé par les groupes occidentaux, ignorant les questions politiques et permettant aux militaires de continuer de s'enrichir.

Suite aux élections dénoncées par la communauté internationale, la junte a récemment convoqué des parlements nationaux et régionaux totalement contrôlés par les militaires.

Un nouveau gouvernement doit être nommé dans les semaines à venir, mais aucune réforme politique immédiate n'est attendue.

(*) le rapport de ICG est à retrouver en cliquant iciction française>>>

Février 2011 - Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie (LND) sont POUR LE MAINTIEN DES SANCTIONS ÉCONOMIQUES À L'ÉGARD DU RÉGIME BIRMAN

l'original en anglais >>>    la traduction française>>>

Than Shwe n'a pas besoin d'argent, il a ses propres ressources (dessin de Harn Lay, The Irrawaddy)

Human rights in Burma: more or less sanctions?
débat

1er mars 2011 - au Parlement Européen à Bruxelles, voir et écouter le débat >>>

Rex Bloomstein will show excerpts from his documentary "This prison Where I live" which features unique footage of the great Burmese comedian Zarganar now serving a 35 year sentence in Burma

Les participants:

Rex Bloomstein, Director of "The prison where I live"
Barbara Lochbihler, MEP
Dany Cohn-Bendit, MEP
A Witness from Burma
Harn Yawnghwe, EU Burma Office
Zoya Phan, UK Burma Campaign
Andreas List, European Commission

16 février 2011 - TSR.ch 12:45 le journal - Aung San Suu Kyi persiste à soutenir les sanctions internationales contre le régime de son pays - interview de L. Dal Pozzo, journaliste de RSI (radio-télévision suisse italienne)

Il faut maintenir la pression sur le régime birman
par Frédéric Debomy, président Info Birmanie

16 février 2011 - En demandant le 28 février 2011 le maintien des sanctions économiques à l'égard du régime birman, Aung San Suu Kyi et sa Ligue nationale pour la démocratie (LND) auront clarifié leur position sur un sujet toujours au centre de nombreuses polémiques. Certains observateurs, prêtant à la figure de référence du mouvement démocratique birman leurs propres vues, avaient pourtant affirmé que cette dernière avait "changé d'avis" sur les sanctions.

A la source de cette erreur, une lecture hâtive de la lettre qu'Aung San Suu Kyi adressait à l'homme fort de la dictature birmane, Than Shwe, le 29 septembre 2009. Elle s'y disait prête à rencontrer le dirigeant de la junte afin de travailler avec lui à la levée des sanctions. Cette offre était assortie de conditions, visant à l'évidence à pousser le régime militaire à la table des négociations. Ainsi Aung San Suu Kyi précisait-elle qu'"afin de travailler efficacement à la levée des sanctions", il fallait d'abord étudier les éventuels dommages causés par celles-ci et les motivations des gouvernements à l'origine de ces dernières. Quelques précisions auxquelles nombre d'observateurs ne souhaitèrent pas porter attention.

Pour Aung San Suu Kyi et son parti, il ne saurait pourtant être question de lever les sanctions sans qu'un progrès significatif ait été accompli par le régime birman sur le plan politique. Une question légitime est cependant posée : les sanctions pénalisent-elles la population ? Une évaluation a récemment été conduite par la LND et s'appuie notamment sur une étude du Fonds monétaire international. Se basant sur les conclusions de cette dernière, Aung San Suu Kyi déclarait que "la grande majorité des Birmans, qui travaille dans l'agriculture, n'est affectée en rien". La mauvaise situation du pays s'expliquerait davantage par l'inaptitude de la junte en matière économique ainsi que par le "capitalisme de connivence" qui sévit en Birmanie.

Cette affirmation qu'Aung San Suu Kyi aurait évolué sur la question des sanctions n'était basée ni sur une lecture correcte de ses propos ni sur une étude de l'impact des sanctions sur la population civile. Pourquoi cette contre-vérité s'est-elle affirmé avec une telle force ?

Difficile d'abord de ne pas observer la façon dont l'opportunisme commercial revêt les atours du pragmatisme politique. Frustrés de voir des marchés leur échapper, des investisseurs occidentaux insistent sur le fait qu'exposer le régime birman aux standards éthiques de l'occident ne pourrait que favoriser l'évolution sociale et politique du pays. Les paysans birmans réduits au travail forcé au bénéfice de Total apprécieront. De même, on peut s'inquiéter des activités d'Alcatel-Lucent qui, par l'intermédiaire de l'une de ses filiales, aurait permis à la junte birmane de centraliser les moyens de communication électroniques du pays et partant de les surveiller voire de les censurer.

Outre ceux qui souhaitent l'ouverture des marchés birmans, certains observateurs défendent également l'idée que les sanctions seraient contre-productives. Non soutenues par les puissances asiatiques, ces dernières seraient incapables de faire peser sur la dictature une pression à même d'entraîner sa chute. Elles auraient en revanche pour conséquence de braquer le régime. La solution serait alors inverse : en finir avec toute pression sur la junte afin de ne pas compromettre les timides avancées en cours.

Beaucoup sont convaincus que les élections du 7 novembre 2010, farce démocratique s'il en est, constituent cependant un progrès. Une évolution de la structure du pouvoir est certes bien à l'œuvre en Birmanie. Cependant, cette évolution n'a pas pour but d'augurer une évolution démocratique mais de le faire croire. Faut-il penser que la mise en place – plutôt que l'élection – d'un nouveau parlement constitue une promesse d'ouverture dès lors que celui-ci est soumis au contrôle total d'un conseil militaire ? Aucun progrès tangible vers la démocratisation du pays n'étant encore survenu, Aung San Suu Kyi et la LND ont estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour une levée des sanctions.

L'heure n'est pas venue de relâcher la pression sur le régime birman. En avril prochain, lors du renouvellement de la position commune européenne sur la Birmanie, la France devra appuyer le maintien et l'amélioration de la politique de sanctions économiques ciblées visant la dictature birmane. Elle doit aussi user de toutes ses ressources diplomatiques afin qu'émerge un consensus international sur la mise en place d'une commission d'enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Birmanie.

Frédéric Debomy, président d'Info Birmanie    article à retrouver ici >>>

la presse officielle menace Aung San Suu Kyi et la LND
pour la première fois depuis sa libération en novembre. La junte lui promet "une fin tragique" si l'opposante soutient les sanctions occidentales contre la Birmanie

14 février 2011 - La presse birmane a menacé nommément Aung San Suu Kyi et son parti, pour la première fois depuis la libération de l’opposante en novembre, en leur promettant "une fin tragique" s’ils continuaient à soutenir les sanctions occidentales contre la junte.

Dans un éditorial paru dans le New Light of Myanmar, quotidien officiel du régime, la lauréate du Prix Nobel de la paix a été vivement attaquée pour un communiqué publié la semaine dernière sur le sujet par son parti dissous, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"Si Mme Suu Kyi et la LND continuent de se fourvoyer, en ignorant que la Birmanie d’aujourd’hui s’avance vers une ère nouvelle, un nouveau système et de nouvelles plate-formes politiques ouvrant la voie à la démocratie, ils trouveront une fin tragique", a estimé l’éditorialiste dimanche.

"Cela dit, je voudrais les inviter à coopérer avec le peuple pour construire une Nation démocratique", a ajouté l’auteur, dissimulé, semble-t-il, sous un pseudonyme qui signifie "Conquête du Grand Ennemi".

Lundi, la LND a indiqué n’avoir pas reçu de réponse officielle de la junte après son communiqué, relevant que l’auteur pouvait agir pour son "propre bénéfice".

Libération de prisonniers

Le parti, dissous après avoir boycotté les élections de novembre dernier, avait appelé à une discussion avec les Occidentaux "sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées".

Il prenait ses distances avec les appels en faveur de leur levée récemment lancés par des partis d’opposition et des pays voisins de la Birmanie.

La LND jugeait la libération des plus de 2.000 prisonniers politiques indispensable à la fin des sanctions. Et elle affirmait que ces mesures n’avaient que de faibles conséquences sur l’économie et la vie quotidienne des Birmans.

Ce communiqué constituait la première intervention étayée de Mme Suu Kyi sur ce sujet depuis la fin de sa résidence surveillée, le 13 novembre. Et les analystes relèvent que l’icône de la démocratie a souvent dicté, par son charisme, les choix de certaines capitales.

"Il est indéniable que (Mme Suu Kyi) a demandé des sanctions avec ferveur", a poursuivi à ce titre l’éditorialiste, regrettant que "sa position sur les sanctions détermine (la) politique" des chancelleries occidentales.

L’article brocardait enfin "l’arrogance" de la LND, accusée de rechercher du "pouvoir" en se présentant comme un interlocuteur incontournable du débat.

Généralissime toujours aux commandes

Washington interdit notamment l’importation de produits birmans et l’exportation vers la Birmanie de services financiers américains. L’UE a pour sa part banni les importations de bois, métaux, minerais et pierres précieuses et les investissements dans des entreprises birmanes de ces secteurs. Les avoirs de dignitaires du régime ont aussi été gelés.

Le débat sur l’utilité de ces dispositions ressurgit après la convocation du parlement issu des dernières élections et la désignation du nouveau président en la personne du Premier ministre et général à la retraite Thein Sein.

Les analystes relèvent cependant que le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte âgé de 77 ans, est toujours aux commandes, et les adversaires de la junte dénoncent une manipulation destinée à donner une apparence civile à un régime militaire.

Quelques jours avant le communiqué de la LND, les Etats-Unis avaient à ce titre jugé "prématuré" de lever les sanctions, précisant attendre "des actes beaucoup plus concrets du nouveau gouvernement". à retrouver dans 24Heures.ch >>>

Communiqué de Presse de la NLD >>>

la Ligue nationale pour la démocratie recommande le maintien des sanctions
8 février 2011

Alors que le débat agite la Birmanie, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), de l’opposante Aung San Suu Kyi, recommande le maintien de sanctions internationales «ciblées» contre la junte birmane. Elle préconise une réflexion internationale sur la question. un article de Marie Desnos à retrouver ici >>>

la Ligue nationale pour la démocratie a créé un nouveau site Internet
31 janvier 2011

Le mouvement de la célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi, libérée fin 2010 mais complètement exclue depuis du processus politique, a lancé son site internet en espérant en faire un accélérateur des réformes dans le pays.
"Un système de communication performant est essentiel, dans notre entreprise de mise en place d'un réseau populaire en faveur de la démocratie, capable de s'étendre au monde entier", a écrit dimanche la prix Nobel de la paix dans un message introductif. Le site (www.nldburma.org) permettra de "faire connaître à travers le monde" les revendications de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti avec lequel elle a mené son combat politique depuis 20 ans, et qui a été officiellement dissous en mai 2010 par la junte au pouvoir. La dissidente espère ainsi "accélérer la mise en place d'une union démocratique", a-t-elle ajouté, alors que la première session du nouveau parlement birman commençait lundi. La LND, qui a boycotté les élections de novembre dernier, n'y est donc pas représentée. Après sept années d'isolement, au cours desquelles elle avait été assignée à résidence, l'opposante a depuis peu accès à internet à son domicile de Rangoon. Depuis la levée, en novembre 2010, de son assignation à résidence, elle a montré beaucoup d'intérêt pour certains réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, et leur capacité à atteindre un public jeune. La LND avait remporté une victoire écrasante lors des élections de 1990, mais le résultat du scrutin n'a jamais été reconnu par le régime birman. Aung San Suu Kyi a passé la plus grande partie de ces vingt dernières années privée de liberté.

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