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Les Rohingyas, l'une des ethnies "les plus persécutées au monde" Birmanie - Bangladesh
Les Rohingyas apatrides et affamés
Des dizaines de milliers de Rohingyas menacés de famine après une répression sans précédent au Bangladesh nouveau rapport publié par Chris Lewa _Janvier 2010_ 11 février 2010 - Un nouveau rapport publié aujourd'hui par the Arakan Project, dénonce une vague de répression sans précédent par le gouvernement du Bangladesh sur les Rohingyas de Birmanie, et qu'il crée une grave crise humanitaire pour des dizaines de milliers de réfugiés. Le rapport "Unregistred Rohingya refugees in Bangladesh : Crackdown, forced displacement and hunger" invite les autorités du Bangladesh à cesser immédiatement les arrestations massives et le déplacement forcé des demandeurs d'asile Rohingya non enregistrés et de s'assurer qu'ils sont convenablement protégés et leur donner l'accès à la nourriture. Un an après la Thaïlande qui avait jeté des centaines de boat people à la dérive en haute mer, des apatrides demandeurs d'asile, les Rohingyas, cherchent désespérément une protection internationale face à des souffrances indicibles au Bangladesh. La répression, par les organismes d'application de la loi du Bangladesh, a pris pour cible les réfugiés Rohingyas non enregistrés qui s'étaient installés en dehors des deux camps officiels de réfugiés dans le district de Cox's Bazar depuis le 2 janvier 2010, alors qu'une campagne similaire avait commencé dans le district de Bandarban à la mi-juillet 2009 est toujours en cours. Parallèlement, les mouvements anti-Rohingyas parmi la population locale du Bangladesh et les médias locaux alimentent la xénophobie, appelant le Bangladesh à se débarrasser des Rohingyas. Au cours du mois dernier et dans le district de Cox's Bazar, des centaines de Rohingyas non enregistrés ont été arrêtés, soit refoulés à la frontière de la Birmanie, soit envoyés en prison sous des accusations de l'immigration. Dans plusieurs zones du district, des milliers d’entre eux ont été expulsés avec des menaces de violence. Les vols, les agressions et les viols ont sensiblement augmenté contre des Rohingyas. Après l'éviction ou par crainte d'arrestations et d'agressions, des milliers de Rohingyas enregistrés ont été déplacés de force et la plupart sont allés dans le camp de fortune de Kutupalong pour retrouver la sécurité. La population des camps de fortune est maintenant passée à plus de 30.000. Ils ne reçoivent pas d’aide alimentaire et ne peuvent pas quitter le camp pour chercher du travail parce qu’ils pourraient être arrêtés. Les 30.000 réfugiés dans ce camp ont faim et sont maintenant menacés de famine. «La faim se propage rapidement parmi la population déjà sous-alimentée dans le camp de fortune et une crise humanitaire grave se profile. Le Bangladesh doit mettre fin à cette vague de répression où ces réfugiés commenceront à mourir de faim ", a déclaré Chris Lewa, coordinateur du Projet Arakan. Le Parlement européen a adopté une résolution, le 11 février 2010, appelant le Bangladesh à reconnaître que les Rohingyas non enregistrés sont demandeurs d'asile, qu'ils ont fuit les persécutions au Myanmar et qu'ils ont besoin de la protection internationale. Cette semaine, une délégation de 8 parlementaires européens mène une mission d'enquête pour examiner la situation des Rohingyas au Bangladesh.
retrouvez le rapport de Chris Lewa en cliquant ici
la résolution du Parlement européen du 11.02.2010 en cliquant ici
et pour en savoir plus, cliquez ici le lien des peuples de Birmanie
MSF _ communiqué de presse nouveau rapport publié 18 février 2010 - Apatrides, les Rohingyas victimes d'une répression violente au Bangladesh Le rapport de MSF appelle à une cessation immédiate des violences et une protection accrue pour ces personnes particulièrement vulnérables.
pour en savoir plus cliquez ici pour aller sur le site de MSF
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